Fissure, risque d'effondrement: des riverains du quartier de l'Estaque évacués après les violents orages à Marseille

Une semaine plus tard, les traces du passage des orages sont toujours visibles à Marseille. Dans le quartier de l'Estaque, une rue comporte une faille de 10 centimètres de large sur 50 mètres de long, forçant cinq habitations à être évacuées en raison des risques d'affaissement.
Cette chaussée fissurée ne date pas des intempéries, même si ces dernières n'ont pas arrangé la situation. Francis, le président du comité d'intérêt de quartier (CIQ) de l'Estaque Riaux, l'a remarqué il y a plusieurs mois. Mais ses alertes sont restées sans réponse.
"C'est insupportable d'entendre des gens nous dire 'ça va, ça ne risque rien' alors que nous qui ne sommes même pas dans la partie, on voit bien qu'il y a un danger. La fissure s'agrandit inexorablement. (...) Qu'on fasse les travaux rapidement, vraiment", explique Francis au micro de BFM Marseille Provence.
Deux étapes de travaux
Avec les violents orages qui ont touché la cité phocéenne la semaine dernière, la fissure s'est élargie et le mur de soutènement menace de s'effondrer. Les riverains habitant en contrepas ont dû être évacués, sans solution d'hébergement ni aide financière.
"Nous, habitant à Marseille depuis toujours car nous sommes originaires de l'Estaque, du moment qu'on est propriétaire, c'est à nous de devoir nous recaser. Ils ne prennent en charge évidemment aucun frais", se désole Philomène, une riveraine évacuée.
La métropole Aix-Marseille-Provence, l'entité en charge des travaux sur la voirie, assure avoir pris le dossier en main. Elle a donné un calendrier en deux étapes pour d'abord "permettre aux habitants de réintégrer leur logement: démolition du parapet et de la partie haute du mur", explique-t-elle dans un communiqué. Ces travaux devraient durer trois semaines
"La seconde phase portera sur le renforcement du mur et la reconstitution du parapet et de la chaussée. Cette phase devrait durer deux mois", continue la Métropole.
En attendant la fin des travaux, onze habitants âgés de 2 à 90 ans sont relogés dans les hôtels ou chez leur famille.













