Bouches-du-Rhône: le département en retard sur le tri sélectif des déchets

Le département des Bouches-du-Rhône est un mauvais élève en ce qui concerne le tri sélectif des déchets. À Marseille, un habitant génère en moyenne par an, 36 kilos de déchets recyclés. C'est deux fois moins que la moyenne nationale.
En faire un réflexe
La métropole Aix-Marseille a donc décidé de mettre les grands moyens pour rattraper son retard. "On a équipé l'aéroport, au stade Vélodrome mais aussi dans les rues, les parcs et jardins pour que ça devienne vraiment au quotidien un réflexe, partout où il y a une consommation et un emballage, il doit finir dans la poubelle jaune", explique Christine Leuthy, directrice régionale de Citeo.
Depuis deux ans, les consignes de tri ont été simplifiées par la métropole Aix-Marseille-Provence ce qui a permis d'augmenter le nombre de déchets recyclés même s'il reste insuffisant. Plus de 44.000 tonnes de déchets recyclables ont transité cette année au centre de tri du Jas-de-Rhodes aux Pennes-Mirabeau.
Selon Christine Leuthy, une majorité des habitants de la région assurent trier régulièrement leurs déchets. "Mais quand on leur demande s'ils trient systématiquement, on descend à la moitié", regrette la directrice régionale de Citeo, au micro de BFM Marseille Provence.
Le tri ne résout pas le problème de la pollution plastique
Si la simplification des consignes de tri commence à faire son effet, pour Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'INRAE, ce n'est pas une mesure suffisante, surtout pour le plastique que l'on retrouve partout.
"Le tri, c'est bien mais pour le plastique, ça ne résout pas le problème de la pollution. C'est un matériau qui s'accumule pendant des millénaires sur terre et qui a des effets délétères sur notre environnement mais aussi sur notre santé", note cette dernière.
Selon les derniers chiffres de la métropole, les déchets recyclés ont déjà connu une augmentation de 4% par rapport à l'année passée.













