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Bouches-du-Rhône: l'exploitation de la bioraffinerie de La Mède validée par le tribunal administratif

BFM Marseille Gauthier Hartmann
Entrée de la raffinerie Total à La Mède (Bouches-du-Rhône).

Entrée de la raffinerie Total à La Mède (Bouches-du-Rhône). - Bertrand Langlois - AFP

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Des associations de protection de l'environnement ont décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif.

Le tribunal administratif a décidé de valider ce mercredi l'exploitation de la bioraffinerie TotalEnergies de la Mède (Bouches-du-Rhône). Plusieurs ONG et associations avaient saisi le tribunal administratif afin de s'opposer à l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation de cette raffinerie.

La justice a estimé que la nouvelle étude d'impact réalisée par TotalEnergies a permis de régulariser la situation.

Des associations vont faire appel

Plusieurs associations requérantes dont Greenpeace France et France Nature Environnement ont fait part de leur déception après cette annonce et ont décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif qu'ils jugent "régressive" sur la question des enjeux climatiques.

"Cette décision ouvre grand la porte à l’opacité des industriels sur leur méthode de calculs des émissions de gaz à effet de serre et de flouer les juridictions en agitant des certificats de durabilité", déplorent les associations dans un communiqué.

Dans un précédent jugement pris en avril 2021, le tribunal administratif avait appelé la préfecture à régulariser l'arrêté préfectoral d'exploitation de la bioraffinerie, demandant de limiter la quantité d'huile de palme importée. Il avait aussi demandé à réaliser une nouvelle étude d'impact, la première étant considérée comme insuffisante.

Cette seconde étude réalisée par TotalEnergies a donc satisfait le tribunal administratif alors que celle-ci présente "de nombreuses lacunes sur le volet climat", selon Greenpeace France.

Six associations écologistes, dont Greenpeace, avaient déposé un recours dès juillet 2018 contre l'autorisation préfectorale d'exploitation accordée au projet de "bioraffinerie" de Total, dénonçant le recours à l'huile de palme importée car sa culture extensive alimente la déforestation et porte atteinte à l'environnement.