Assis, debout et même couché: à Marseille, les écoles testent des classes "flexibles"

À l'heure de faire ses exercices de vocabulaire, Romain, élève de CE2, ne s'installe pas sur sa chaise derrière un bureau, mais par terre, grâce à une petite table nommée "ZTool". Son école, dans le 8e arrondissement, fait partie d'une des quarantes établissements scolaires qui ont choisi d'expérimenter les "classes flexibles", dans le cadre du plan "Marseille en grand" initié par le président Emmanuel Macron. L'objectif de ces classes est de repenser l'apprentissage et notamment l'espace de travail.
Les élèves ravis par le projet
Dans la classe dite flexible, les élèves peuvent ainsi choisir de travailler assis sur un ballon, debout ou même couchés, avec ou sans chaussure. "Quand je suis sur le tapis, je progresse mieux et je fais moins de fautes", assure Tiago, élève de CE1.
Un bien-être physique qui a transformé les élèves depuis la rentrée. "Ils sont plus volontaires dans le travail, plus investis et ils sont plus en confiance", estime Tahia Teikiteetini, professeur des écoles au micro de BFMTV. La méthode augmenterait de 25% le rendement des élèves.
Les professeurs conquis par les résultats
Elle a en tout cas conquis l'ensemble de l'équipe enseignante. "C'est une démarche collective, c'est vrai que ça demande beaucoup de travail, une remise en question de notre pédagogie", explique Mathilde Doucelance, qui confie néanmoins qu'elle ne pourrait pas revenir en arrière.
Le coût de l'équipement est de 7000 euros par classe. Un projet financé après la candidature de l'école au plan Marseille.
"La révolution c'est qu'on part véritablement du souhait des écoles et des projets souhaités par les écoles. Et on les accompagne pour ensuite voir ce qui marche, ce qui marche moins bien, et ce qui pourra être dupliqué", indique Christian Abrard, sous-préfet en charge du plan "Marseille en grand" pour les écoles.
En plus de ces dispositifs, 1,2 milliard d'euros sont engagés pour rénover les écoles de la ville.













