Un tireur sportif victime d'un violent cambriolage à Villeurbanne, dix armes et de nombreuses cartouches dérobées

Un brassard de police. (Illustration) - Christophe Simon - AFP
Un cambriolage violent a eu lieu au domicile d'un tireur sportif à Villeurbanne (Rhône) au cours de la nuit du samedi 27 au dimanche 28 décembre, a appris BFMTV de la part du parquet, confirmant une information de Franceinfo.
La victime séquestrée
Aux alentours de 2h30 du matin, alors que la victime rentrait à son domicile, deux personnes cagoulées sont sortis d'un local électrique et l'ont fait rentrer de force dans son appartement.
Sous la menace d'une arme, les mis en cause ont forcé le tireur sportif à ouvrir son coffre fort contenant des armes. Ce dernier a ensuite été attaché à un tuyau de radiateur, avant que ses agresseurs ne lui rabattent son tee-shirt sur la tête.
Les suspects ont positionné un casque anti-bruit sur leur victime, qu'ils ont séquestré durant quatre heures. Le canon d'une arme a été collé à plusieurs reprises sur son dos.
Le tireur sportif a réussi à se défaire de ses attaches avec les dents et a pris la fuite de son domicile vers 6h30, avant de se réfugier chez sa voisine. Les agresseurs n'étaient déjà plus sur place.
Lors l'arrivée des policiers de la BAC, le coffre fort était encore ouvert et entièrement vidé. Au total, dix armes (dont deux fusils à pompe), onze mille euros en liquide, 290 pieces de collection en argent et des centaines de cartouches ont été dérobés.
Des cambriolages qui se multiplient après un piratage
Une enquête pour "vol avec arme et séquestration" a été ouverte. Elle a été confiée à la direction de la criminalité territoriale du Rhône. Les suspects sont actuellement recherchés.
Au mois d'octobre dernier, la Fédération française de tir sportif (FFTir) a été visée par un piratage massif. Les données personnelles de 250.000 adhérents et de 750.000 anciens adhérents ont été récoltées par les personnes à l'origine de cette cyberattaque.
Les données dérobées comportent le numéro de licence, l'état civil, mais également l'adresse postale, le mail et le numéro de téléphone de l'adhérent. Dès la fin du mois de novembre, le parquet de Paris alertait déjà sur le signalement de plusieurs cambriolages ciblés, visant à dérober des armes chez des adhérents de la FFTir.













