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Rhône: 200 postes de policiers adjoints à pourvoir dans le département

BFM Lyon Lucie Nolorgues, Arthur Blet avec Emilie Roussey
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Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 21 mars prochain. Les candidats retenus effectueront une formation de 18 semaines rémunérées.

La police nationale recherche ses futurs agents. Comme annoncé par la préfète du Rhône en février, 200 postes de policiers adjoints sont à pourvoir dans le département en 2025 pour renforcer "les effectifs de la zone de défense et de sécurité du Sud-Est", indique un communiqué de la préfecture mardi 11 mars.

"Leur mission, c'est d'assister les gardiens de la paix dans les missions de répression et de prévention de la délinquance, de surveillance des sites du territoire, de l'accueil du public, ce sont des missions essentielles", avance Antoine Guérin, préfet délégué pour la défense et la sécurité auprès de la préfète de région.

Pour candidater, il suffit de s'inscrire en ligne avant le 21 mars. "Il y a une épreuve écrite, décrire une photo simple, une épreuve orale, des tests physiques et une visite médicale, il n'y a pas de condition de diplome, il faut avoir entre 18 et 30 ans", précise le préfet délégué. Le contrat proposé est d'une durée de trois ans, renouvelable une fois.

"Ce n'est pas la routine"

C'est la diversité des missions des agents adjoints qui a poussé Andréa à candidater il y a deux ans. "Tout ce qui est vol sur des passants, dans des voitures, il y a beaucoup d'agressions aussi en ce moment, donc il y a quelques interpellations, on retrouve un peu de tout et c'est ça que je recherche particulièrement, ce n'est pas la routine", explique cette policière adjointe à BFM Lyon.

Même chose pour Yannis, motivé par cette absence de routine. D'abord affecté au centre de rétention, il est désormais agent pour la police aux frontières. Il effectue des contrôles dans les gares et les trains, tout comme ses collègues plus gradés.

"Il n'y a pas de réelle distinction car c'est le même métier, il y a une distinction surtout sur le grade et le salaire", explique celui qui veut désormais passer le concours de gardien de la paix.

Les candidats aux 200 postes à pourvoir devront passer les épreuves écrites et sportives à Lyon le 24 avril, avant les épreuves orales qui se dérouleront entre le 19 et le 23 mai à Vénissieux. Les résultats seront donnés entre le 26 et le 30 mai. Les candidats retenus effectueront "une formation rémunérée de 18 semaines" avant d'intégrer un commissariat du département, précise le communiqué de la préfète.

"L'administration joue avec nous"

Pour le délégué syndical UNSA Police du Rhône Christophe Pradier, si ce recrutement est "une bonne chose", cela n'est pas suffisant. "Ce sont des policiers adjoints, qui doivent être encadrés par des fonctionnaires de police. Aujourd'hui, il manque sur Lyon 400 fonctionnaires de police", a-t-il rappelé lundi 10 mars sur notre antenne.

"On dirait que l'administration joue avec nous et au lieu de mettre des fonctionnaires de police aguerris sur le secteur, elle les remplace par des adjoints, qui vont faire le même travail que nous, qui seront dans la même situation que nous mais avec une moindre paye et surtout qui seront contractuels", a ajouté Chrisotphe Pradier.

Une fois leur contrat terminé, il craint que les policiers adjoints "rentrent chez eux", ou passent le concours de gardiens de la paix et donc "seront à l'école". "De nouveau, nous serons en déficit", a-t-il regretté.