PFAS: la préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes renforce ses contrôles sur la qualité de l'eau

La qualité de l'eau du robinet sera désormais très étroitement surveillée en Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre d'un vaste plan de lutte contre les polluants éternels dévoilé par la préfecture de région et l'Agence régionale de santé (ARS).
Pour anticiper une réglementation européenne du 1er janvier 2026 qui tente de lutter contre ces substances, l'ARS a lancé un plan de bataille dans la région.
"Aujourd'hui, 40% de la population de la région boit une eau dans laquelle on a recherché la présence éventuelle de PFAS. Depuis le mois dernier, on a généralisé ces contrôles à l'ensemble de la région", explique Aymeric Bogey, directeur de la Santé publique à l'ARS, à BFM Lyon.
Les résultats des tests sont en libre accès sur le site internet de l'ARS. L'objectif est de garantir aux habitants une eau potable et conforme.
"Si la non-conformité de l'eau est attestée, on se rapproche de la collectivité et on lui demande de mettre en oeuvre des solutions le plus rapidement possible pour retrouver une eau conforme dont la qualité sera en-dessous de la limite de 100 nanogrammes par litre", précise Aymeric Bogey.
Les produits végétaux et animaux seront, eux aussi, surveillés avec près de 80 prélèvements en 2025.
Une directive européenne bientôt en vigueur
Ce plan de lutte lancé par la région survient trois ans après les révélations sur les contaminations des sols partout en France et, en particulier dans le bassin lyonnais, par ces polluants éternels, aussi appelés PFAS.
La feuille de route tient en quatre points: les autorités ont dans le viseur les rejets des industriels, la qualité des denrées alimentaires, le développement et la recherche scientifique, mais aussi la qualité de l'eau.
Au 1er janvier 2026, la fabrication, l'importation et l'exportation de produits contenant des PFAS seront interdites, précise le ministère de l'Économie. Sont concernés les cosmétiques, les revêtements sous les skis, les vêtements, les chaussures et leurs imperméabilisants. L'interdiction sera étendue au 1er janvier 2030 à tous les textiles.
En matière d'eau, la limite de qualité sera fixée à 100 nanogrammes par litre pour 20 PFAS jugés préoccupants.













