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Lyon: des soignants de la clinique Charcot en grève pour protester contre la fin des majorations

BFM Lyon Léane Delabrière, Hugo Capriolli, avec Alexis Lalemant
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Si aucun compromis n'est trouvé sur les majorations de nuit et des weekends, la fermeture du centre de soins non programmés est envisagée. Une partie des soignants est en grève jusqu'au dimanche 5 janvier.

Au centre de soins non programmés de la clinique Charcot de Lyon, la fin des majorations pour les consultations le soir et le weekend crée des remous. La réforme est rejetée par les soignants de l'établissement, dont une partie a décidé de se mettre en grève pour protester contre ce qu'ils considèrent comme la mesure de trop.

Auparavant au sein de ce service prévu pour désengorger les urgences des hopitaux lyonnais, en horaires de nuit ou le weekend, les consultations étaient majorées à 19 euros. Elles sont désormais rémunérées à hauteur de cinq euros.

Une situation qui crée un véritable risque d'engorgement des services de la clinique, selon les soignants mobilisés.

"Le weekend forcément, pour tout ce qui est personnel de santé, les charges sont plus importantes. Et pour pouvoir continuer de payer nos charges et surtout de permettre une offre de qualité aux patients forcément, on a besoin de la facturer", analyse Pierre-Antoine Messien, médecin urgentiste au sein de l'établissement.

Des services d'urgence déjà saturés

Un discours appuyé par la directrice des soins de la clinique, Déborah Duval, qui souligne que "sur le territoire, on n'a pas grand chose qui draine les prises en charge des patients".

"Ca risque donc d'engorger encore plus les urgences, les appels au Samu ou encore les maisons médicales de garde de secteur, qui sont déjà à saturation et qui vont l'être encore plus", avertit cette cadre de santé.

De leur côté, les patients sont déjà inquiets quant à la situation et à la menace de temps d'attente allongés pour les soins non programmés.

"Ça peut avoir un impact plus grave pour les gens qui sont très malades. L'attente est souvent très longue et très épuisante", estime Martine, habitante de Sainte-Foy-lès-Lyon.

En grève jusqu'au 5 janvier, ces soignants espèrent des solutions. Sans nouvel accord, la fin des consultations non programmées est envisagée.