Lyon: le squat Pyramide menacé d'expulsion, des associations demandent des solutions de relogement

250 personnes vont-elles se retrouver à la rue? Les habitants du squat Pyramide à Gerland, dans le 7e arrondissement de Lyon, ont reçu l'ordre de quitter les lieux d'ici mardi 12 septembre. Cette décision arrive après que le propriétaire, qui avait engagé des poursuites pour récupérer son immeuble, ait obtenu gain de cause.
"Chaque jour on appelle le 115"
Mais une quarantaine de familles aux situations administratives différentes habitent pour le moment dans l'immeuble. Beaucoup n'ont pas de solution de relogement, c'est notamment le cas d'Abdourahamane qui vit ici avec sa femme et sa petite-fille âgée de seulement onze mois.
"Chaque jour, on appelle le 115. Ils disent qu'ils ne peuvent pas recevoir de famille. Je ne sais pas vraiment où je vais me retrouver", témoigne-t-il au micro de BFM Lyon.
"Une fois qu'ils débarquent ici, je m'expose à tous les dangers, surtout ma petite-fille qui a 11 mois. Normalement c'est mon devoir de la protéger mais c'est aussi le devoir de l'État d'en prendre soin, c'est un bébé", ajoute-t-il.
Aucune date fixée pour le moment
Outre les familles, d'autres personnes comme Abdulla, habitent seules dans cet immeuble de Gerland. Ce dernier a une prothèse à la jambe et doit encore se faire opérer, dormir dans la rue est donc inenvisageable.
"On est là, faut qu'ils trouvent un endroit. C'est très compliqué notre situation, l'hiver qui commence. Si on quitte ici, où on va?", souffle Abdulla.
Plusieurs associations demandent à la ville et à la métropole de Lyon d'agir, notamment en réquisitionnant des immeubles pour que personne ne dorme à la rue.
Une expulsion sans proposition de relogement pérenne n'est pas envisageable pour les collectifs accompagnant les squatteurs. "Que le maire de Lyon puisse prendre un arrêté anti-expulsion comme cela s'est fait à Grenoble, à Vénissieux, (...) pour bloquer provisoirement l'expulsion", affirme Bernard Melin, du collectif Intersquats.
Contactée par BFM Lyon, la préfecture assure qu'aucune date n'a été fixée pour l'évacuation du squat mais que cette dernière aura bien lieu en application d'une décision de justice.













