Lyon commémore les 80 ans de la rafle de 86 Juifs rue Sainte-Catherine

Des noms qui défilent, une prière juive et le son d’un violon qui résonne dans la rue Sainte-Catherine. Une commémoration a eu lieu ce dimanche à Lyon pour rendre hommage aux 86 Juifs raflés par la Gestapo lyonnaise il y a 80 ans. Seuls trois d'entre eux avaient survécu aux camps d'extermination.
Un souvenir que les Lyonnais gardent en mémoire, en grande partie grâce au travail de Serge Klarsfeld, historien et fondateur de l'Association des fils et filles des déportés juifs de France.
"On a fait tout ce qu'on pouvait pour la justice, pour la vérité historique, et pour l'histoire, j'espère que ça continuera encore longtemps, cette fidélité à la mémoire", a-t-il commenté au micro de BFM Lyon.
Un "discours d'apaisement" du maire
L'hommage s'est déroulé cette année dans un contexte tendu, deux semaines après l'annulation de la table ronde sur les accords d’Oslo par le maire de la ville. Grégory Doucet a profité de son discours devant la communauté juive pour expliquer sa décision.
"Il m'était insupportable d'imaginer que sa tenue puisse venir abîmer notre amitié", a-t-il déclaré.
Un message que la communauté juive semble avoir entendu. "La ville s'est inscrite dans son rôle, et d'ailleurs le discours d'apaisement et nécessaire du maire a été particulièrement bien accueilli par la communauté juive, c'était l'essentiel pour nous", a estimé Richard Zelmati, président régional du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
Pour préserver la mémoire, le Crif appelle à agir au présent en luttant toujours plus fermement contre les actes antisémites.













