BFM Lyon

Lyon: cinq ans après son agression, Marin souhaite "tourner la page" sans "oublier"

BFM Lyon Marine Langlois
Cinq ans plus tard, Marin Sauvajon est revenu pour sur son agression dans une vidéo publiée sur la page Facebook de son association "La Tête Haute - Je soutiens Marin".

Cinq ans plus tard, Marin Sauvajon est revenu pour sur son agression dans une vidéo publiée sur la page Facebook de son association "La Tête Haute - Je soutiens Marin". - Capture d'écran Facebook

Téléchargez la nouvelle application BFM
Marin Sauvajon a été violemment agressé le 11 novembre 2016 devant la gare Part-Dieu. Il s'était interposé pour défendre un couple qui s'embrassait.

Cinq ans jour pour jour après son agression, Marin Sauvajon se dit prêt à "tourner la page".

"Plus que jamais, je suis dans cette optique de tourner la page et d'avancer, d'aller de l'avant. Certes, je ne pourrais, je le sais, peut-être ne plus faire les choses comme auparavant, à cause de mes séquelles... mais... j'avance", écrit le jeune homme sur la page Facebook de son association, créée avec sa mère, La Tête Haute.

Il y a cinq ans, le 11 novembre 2016, la vie de Marina a basculé. L'étudiant en double licence de droit et de sciences politiques tente de défendre un couple en train de s'embrasser devant la gare Part-Dieu à Lyon. Il est alors tabassé, frappé au crâne à coup de béquille et laissé pour mort.

Marin est plongé dans un coma pendant une dizaine de jours avant de se réveiller avec de lourdes séquelles physiques, neurologiques et psychologiques.

"Je ne baisserai pas les bras"

Aujourd'hui il revient sur son agression et parle d'une "violence gratuite", de "bêtise" et "méchanceté humaine". Mais le jeune homme ne regrette pas d'avoir défendu ce couple et compte continuer son combat, notamment via son association.

"Certains soutiens, certaines femmes, m'ont écrit sur la page. Elles m'ont dit : 'J'aurais aimé qu'une personne comme Marin soit présente, qu'elle soit là, qu'elle agisse !'. C'est l'une des raisons, si ce n'est LA raison qui fait que je ne baisserai pas les bras, et que je continuerai sans relâche mon combat", affirme le jeune homme.

En 2019, Marin a été décoré de la Légion d'honneur pour son courage. Son agresseur a quant à lui été condamné à sept ans et demi de prison. En juin 2020, la Cour d'appel de Lyon a rejeté sa demande de libération anticipée. La mère de Marin, Audrey Sauvajon, avait fait part de son "soulagement".