BFM Lyon

L'Italie demande l'extradition d'un fugitif calabrais arrêté à la gare de Lyon-Perrache

BFM Lyon Yassine Bnou Marzouk avec AFP
La Police aux frontières (PAF) a mis la main sur un membre présumé de la 'Ndrangheta, la mafia calabraise (photo d'illustration).

La Police aux frontières (PAF) a mis la main sur un membre présumé de la 'Ndrangheta, la mafia calabraise (photo d'illustration). - ERIC PIERMONT / AFP

Téléchargez la nouvelle application BFM
Après son arrestation à Lyon le 11 juillet par la Police aux frontières (PAF), le membre présumé de la mafia calabraise Michele Belloco fait l'objet d'une demande de remises autorités italiennes.

Les autorités italiennes ont demandé l'extradition d'un de leurs ressortissants, objet d'un mandat d'arrêt européen et membre présumé de la 'Ndrangheta, interpellé à Lyon le 11 juillet, a appris l'AFP mercredi de source policière.

Agé de 27 ans, Michele Bellocco a été interpellé lors d'un contrôle d'identité en gare de Perrache par des agents de la Police aux frontières (PAF), qui ont alors remarqué ses faux papiers, a expliqué à l'AFP le directeur zonal de la PAF, Laurent Astruc.

Visé par un mandat d'arrêt européen

Emmené en garde à vue, "il a rapidement été confronté à son identité véritable" et un coup de fil à sa mère en Italie a mis la puce à l'oreille des autorités italiennes, qui a pris contacte avec la PAF. La Police judiciaire (PJ) a aussi été informé, d'après Laurent Astruc.

Visé par un mandat d'arrêt européen et condamné par contumace, Michele Bellocco fait l'objet d'une demande de remise aux autorités italiennes.

Membre de la mafia calabraise et fugitif

Selon la presse italienne, il est membre de la 'Ndrangheta, la célèbre mafia calabraise.

En novembre 2021, il s'était soustrait à son assignation à résidence, quittant son domicile de Rosarno (Calabre), avant sa condamnation définitive à huit ans et quatre mois de prison pour divers délits contre des biens et des personnes, des vols dans des pharmacies et des supermarchés et de la résistance à une personne dépositaire de l'autorité publique, entre 2014 et 2017.

Toujours d'après les médias italiens, les carabiniers italiens ont cherché sa trace, analysant les déplacements des membres de la famille et s'intéressant au milieu lyonnais, où vit une importante communauté immigrée calabraise depuis des dizaines d'années.