Isère: le wallaby Jumpy capturé après s'être baladé dans les jardins des habitants pendant un mois

Le wallaby, baptisé Jumpy, s'est invité dans les jardins des habitants de Chasse-sur-Rhône pendant un mois. - Gilles Bouchard
Fini les balades dans les jardins isérois. Le wallaby baptisé Jumpy par les habitants de Chasse-sur-Rhône (Isère) qui s'étaient habitués à le voir visiter leurs jardins tous les soirs, a finalement été capturé ce jeudi.
Depuis près d'un mois, l'animal était pourtant devenu la mascotte de cette commune limitrophe du Rhône.
"Il est revenu, toujours à l'abri des arbres", raconte Blandine, une habitante de la commune, au micro de BFM Lyon. "Et puis là, on a une ouverture qui va sur le champ derrière, donc il est parti par ici. (...) On le voit régulièrement entre 20h et 20h30."
"Il est tellement sympathique"
L'animal a bien pris ses marques à Chasse-sur-Rhône. Friand de fruit, il a trouvé son bonheur dans les jardins des habitants de la commune, d'autant plus que certains ont pris l'habitude de lui donner à manger.
"Je vais acheter des pommes et puis je le nourris, histoire de l'habituer", poursuit Blandine. "Pas qu'on veuille le garder en captivité mais il est tellement sympathique, et puis il a pas l'air farouche."
S'ils se sont attachés à l'animal, les habitants de Chasse-sur-Rhône ont toutefois conscience que le wallaby n'évolue pas dans son milieu naturel.
"La période de chasse débute bientôt, le deuxième week-end de septembre", rappelle Delphine, habitante de la commune. "L'autoroute est à un kilomètre à vol d'oiseau. Si jamais les chiens de chasse lui font peur, il risque de traverser l'autoroute et de créer un accident, en plus d'être blessé."
L'animal désormais capturé
Mais capturer l'animal n'est pas une mince affaire. Il faut s'y prendre avec beaucoup de délicatesse, car le wallaby est un animal fragile: un peu trop de stress, et il risque de succomber à une crise cardiaque.
Une autre technique utilisée par les vétérinaires dans ces cas-là vise à endormir l'animal pour pouvoir le capturer. À Chasses-sur-Rhône, l'Équipe de secours animalier de montagne (ESAM) basée à Grenoble, a été mobilisée pour capturer Jumpy.
"C'est compliqué de le coincer dans un coin pour le capturer à la main", explique Arnaud Lemagny, président de l'ESAM. "Et c'est aussi compliqué de le flécher, de faire une telle anesthésie pour le vétérinaire, parce qu'une fois fléché, il peut aller n'importe où avant de s'endormir."
Jumpy a toutefois pu être capturé ce jeudi soir et a été pris en charge par le zoo de Sainte-Martin-la-Plaine, dans la Loire. Le wallaby ne pourra toutefois pas rester dans le parc, indique ce dernier à nos confrères de France Bleu. Après la quarantaine au cours de laquelle Jumpy devra passer des examens, il sera placé dans une ferme pédagogique.













