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Incendie de la route de Vienne: de 17 à 20 ans de prison pour les accusés

BFM Lyon Lucie Nolorgues avec Laurène Rocheteau
Le père et conjoint des deux victimes s'est exprimé pendant une trentaine de minutes ce mardi.

Le père et conjoint des deux victimes s'est exprimé pendant une trentaine de minutes ce mardi. - BFM Lyon

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Le parquet avait requis 30 ans de prison contre le principal suspect, 28 et 25 ans contre les gérants de la boulangerie.

Le procès touche à sa fin. Le tribunal a condamné ce vendredi à 17 et 19 ans de prison les gérants de la boulangerie de la route de Vienne, accusés d'avoir commandité l'incendie qui a causé deux morts en 2019. Leur peine s'accompagne d'une interdiction de port d'arme pendant 5 ans et de 10 ans d'inéligibilité.

L'incendiaire, actuellement incarcéré en Tunisie et qui était donc absent au procès, a quant à lui été condamné à 20 ans de réclusion. Un nouveau mandat d'arrêt a été émis à son encontre.

Deux victimes dans l'incendie

Au terme d'une semaine de procès, le parquet avait requis 30 ans de prison contre le principal suspect, qui avait fui en Tunisie, d'où il est originaire, après les faits. Il avait notamment été aperçu sur les lieux le soir du drame.

28 et 25 ans de prison avaient été requis contre les gérants, accusés d'avoir voulu mener une escroquerie à l'assurance.

Le 9 février 2019, une explosion dans une boulangerie de la route de Vienne, située dans le 8e arrondissement de Lyon, a engendré un incendie qui s'est propagé aux étages supérieurs, où se trouvaient des habitations. Une femme enceinte et sa fille de 4 ans s'étaient retrouvées piégées par les flammes, deux autres personnes avaient été blessées.

"Un déchirement"

Le verdict était notamment très attendu par Julien, père et conjoint des deux victimes, qui s'était isolé quelques temps avant le procès pour faire face à cette semaine d'audience, où il a pris la parole.

Il était revenu sur les personnalités de Clara, sa conjointe, et Anna, leur fille de 4 ans, toutes les deux tuées dans l'incendie.

"Clara, c'est la vie", avait-t-il déclaré devant l'assemblée. "Un être qu'on ne rencontre qu'une fois dans sa vie. Clara, je l'aime, je lui dois tout, et je lui dois d'être là. (...) Anna, c'est toute ma vie. C'est un déchirement qu'elle ne soit plus là."

Un témoignage important au cours du procès, et qui avait beaucoup marqué les jurés. L'avocat des parties civiles, maître Guillaume Baulieux, avait déclaré que "l'émotion sera toujours présente" pour le père de famille.