"Expulsions massives = baisse du coût du logement": la Maison Blanche se vante d'avoir fait baisser les prix de l'immobilier dans 14 grandes villes américaines grâce à sa politique migratoire d'expulsions

"Mass deportations = lower housing costs" ("expulsions massives = baisse du coût du logement"). C'est par ces mots que la Maison Blanche, sur son compte X officiel, rebondit sur les chiffres 2025 du logement sur lesquels elle entend communiquer.
"Dans 14 des 20 premières villes abritant les plus grandes populations de migrants illégaux, les prix des logements en vente ont BAISSÉ d'une année sur l'autre en décembre", indique-t-elle sur X.
"Les 3 seules à enregistrer de légères hausses? Toutes des villes sanctuaires", poursuit-elle, en se référant aux villes démocrates de Seattle, Chicago et Philadelphie, dont les maires s'opposent aux politiques d'expulsion de la présidence Trump.
Double moment pour le président américain
Cette publication intervient au moment où les actions de la police de l'immigration (ICE) se multiplient, avec des actions de plus en plus violentes et ciblées, instillant un climat de terreur, comme le rapportent de nombreux Américains.
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Par ailleurs, cette publication tombe au moment où le président Donald Trump communique largement sur sa volonté de "s'attaquer au problème d'accessibilité du logement". Le locataire de la Maison Blanche doit en effet apporter des solutions aux Américains alors que les coûts des prêts hypothécaires ont flambé ces dernières années, freinant l'accession à la propriété et au logement abordable. Cela, à l'aube des élections de mi-mandat, qui arriveront dans quelques mois, en novembre 2026.
Dans un communiqué publié le 14 janvier, la Maison Blanche fait état "de signes encourageants d'amélioration" sur le plan du logement, après la publication des données 2025 de la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR).
Les ventes de logements anciens ont en effet progressé en décembre aux Etats-Unis (une hausse de 1,4% sur un an - avec 4,35 millions de logements vendus), dans un contexte où les prix restent orientés à la hausse, alors que les taux pour les prêts immobiliers, toujours élevés (autour des 6,16% pour les prêts à 30 ans), commencent à baisser.
"2025 a été une nouvelle année difficile pour les acheteurs, avec un prix record et des ventes historiquement basses", a pointé le chef économiste de la NAR, Lawrence Yun, dans un communiqué.
Néanmoins, "les conditions ont commencé à s'améliorer au dernier trimestre, avec une baisse du coût des prêts immobiliers et un ralentissement de la hausse des prix", a-t-il détaillé.
Hausse des coûts des énergies
Le prix médian reste, lui, orienté à la hausse pour le 30e mois consécutif, de 0,4% sur un an, à 405.400 dollars. Cette augmentation se concentre dans le nord-est et le centre du pays, alors que les prix à l'achat sont au contraire désormais en baisse dans le sud et l'ouest.
Il y a quelques jours, les chiffres de l'inflation américaine ont révélé que si l'inflation globale est restée stable en 2025 (à 2,7%), les prix des énergies ont, eux, bondi l'année dernière (+11% pour le gaz, +6,7% pour l'électricité).












