"On ne verra plus la ligne d'horizon": la construction d'immeubles sur le front de mer de Stella-Plage divise

La vue dégagée des habitants de Cucq (Pas-de-Calais) sur le front de mer de Stella-Plage va-t-elle disparaître? C'est ce que craignent certains d'entre eux depuis que le Groupe Marignan a obtenu le 19 février dernier un permis de construire pour son projet immobilier.
Le promoteur prévoit la construction de 80 appartements répartis dans quatre immeubles d'une quinzaine de mètres de haut sur un terrain en friche situé face à la mer.
"Ca bouchera complètement la ligne d'horizon, on ne la verra plus du tout", s'inquiète Muriel Petit, habitante de Cucq et membre de l'association culturelle du Club de l'étoile.
"Il faudrait demander à la population ce qu'elle souhaite"
Début avril, 500 personnes se sont mobilisées pour dénoncer ce qu'ils estiment être une nouvelle tentative de bétonisation de la côte. Plutôt que des appartements, ils imaginent d'autres alternatives pour ce terrain.
"Il y a eu un skate-park de créé, on pourrait aussi penser à des jeux pour les enfants, on peut aussi imaginer des promenades, des structures modulaires pour faire des évènements" propose Robert Stangret, un habitant de la commune. "Il faudrait demander à la population ce qu'elle souhaite faire de ce terrain".
De son côté, la municipalité soutient le promoteur dans ce projet qui va attirer des touristes. "L'emprise de la construction ne va concerner que 25% de la part totale du terrain. Donc les 75% restants seront consacrés à un ensemble végétalisé, une sorte d'aménagement de dunes avec des oyats, avec des zones de détente, des bancs etc. Ça devrait correspondre aussi aux attentes d'un bon nombre d'entre nous", assure Didier Bomy, adjoint à la communication, aux projets et aux ressources humaines à la mairie de Cucq.
Lors d'une réunion avec la mairie, les opposants au projet ont proposé de déplacer la construction sur une autre parcelle. Une option qui n'est pour l'instant pas envisagée par le promoteur.
Une association a donc déposé un recours contre le projet. Une pétition avait aussi été lancée en 2020, elle compte 4916 signatures ce 22 avril.













