Grève chez ArcelorMittal à Dunkerque: les salariés poursuivent leur combat

Après deux semaines de grève, les salariés d'ArcelorMittal ne lâchent pas leur combat. Ils réclament toujours une prime de fin d'année de 1.000 euros pour les employés.
Alors que deux sites sont à l'arrêt (Desvres et Mardyck), les pertes atteignent déjà plusieurs dizaines de millions d'euros. "À l'heure actuelle, personne ne va sortir gagnant ou grandit de cette crise, que ce soit la direction ou les salariés", assure Gaëtan Lecoq, secrétaire général CGT ArcelorMittal Dunkerque, au micro de BFM Grand Littoral.
"Prêts à redémarrer" dès l'obtention d'une prime
Le mouvement, qui rassemble près d'une centaine de grévistes, a débuté à l'occasion du lancement des négociations annuelles obligatoires (NAO) le 4 décembre dernier. Deux syndicats majoritaires ont signé un accord avec la direction pour une augmentation générale de 3,7%. Un chiffre trop bas pour la CGT.
Les grévistes se tiennent prêts à reprendre le travail dès l'obtention de cette prime, d'après Gaëtan Lecoq. "Les salariés sont prêts à redémarrer, difficilement, si on obtient une prime. Le principal, c'est de redonner du pouvoir d'achat aux salariés, qui commencent à être asphyxiés financièrement. Ça fait 18 jours qu'on est dans ce mouvement, la direction sait très bien que ça va être compliqué à la fin du mois", explique-t-il.
Au début du mouvement, cinq salariés grévistes avaient été réquisitionnés par la préfecture du Nord afin de maintenir l'activité. Une décision qui avait mis le feu aux poudres entre les employés et leur direction, qui indiquait qu'il s'agissait simplement d'"assurer la sécurité des installations". Gaëtan Lecoq avait évoqué "une étape franchie qui est inacceptable".













