"Une image négative": le maire de Vendin-le-Vieil demande à Gérald Darmanin de rebaptiser la prison de haute sécurité
Le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), devenu l'une des prisons de haute sécurité de France, le mardi 22 juillet 2025. - RMC
Vers un nouveau nom pour la prison de Vendin-le-Vieil? Inauguré par le ministre de la Justice Gérald Darmanin le 25 juillet dernier, l'établissement carcéral de haute sécurité de Vendin-le-Vieil accueille près de 90 des plus dangereux narcotrafiquants du pays.
Seulement, pour le maire de la commune du Pas-de-Calais de près de 9.000 habitants, ce centre pénitentiaire, avec notamment toute la médiatisation qu'il engendre, dessert l'image de la ville.
"Je déplore que le nom de notre commune soit trop souvent associé, dans les médias, à une image négative", pointe le maire Ludovic Gambiez dans une publication Facebook partagée mercredi 3 septembre.
"Préserver l'image"
De fait, l'élu a demandé à Gérald Darmanin de "rebaptiser" la prison, afin qu'elle "porte un nom qui lui soit propre, distinct de celui de Vendin-le-Vieil". Le but étant, selon le maire, "de préserver la notoriété positive" de la commune.
Dans sa publication Facebook, Ludovic Gambiez dit "comprendre pleinement la nécessité d’une telle administration", mais estime que l'attribution d'un nouveau nom à l'établissement "contribuera à préserver l’image" de Vendin-le-Vieil, et "à mettre en avant ce qui fait sa véritable richesse: ses habitants, son dynamisme et sa qualité de vie".
"Vendin-le-Vieil, c’est avant tout une belle ville, riche d’un tissu associatif dynamique, d’espaces culturels et naturels appréciés, et d’une vie locale chaleureuse", a défendu Ludovic Gambiez.
Des inquiétudes pour le maire
En mars dernier, le maire se disait déjà inquiet de la mise en place de ce quartier de haute sécurité au micro de BFM Grand Lille. "Ce qui nous inquiète, ce sont les transferts, les visites au parloir, les gens qui vont essayer de faire passer des substances au-delà des murs de la prison et la sécurité des agents qui pourraient subir des pressions", énumérait l'élu.
Il réclamait également des effectifs policiers supplémentaires. "Ce n'est pas avec les moyens de la police municipale de Vendin qu'on arrivera à assurer la sécurité autour de la prison", soulignait-il.
À l’intérieur de la prison, des incidents ont déjà eu lieu récemment, des détenus du nouveau quartier pour narcotrafiquants ont volontairement inondé leurs cellules, faisant déborder l'eau dans des couloirs. Selon nos informations, deux détenus ont aussi indiqué avoir avalé des piles électriques dans l'espoir d'être extraits de leurs cellules.
Plusieurs dizaines de prisonniers ont également annoncé lundi avoir lancé une grève de la faim, estimant que le système de visites "casse psychologiquement les détenus et les familles".













