Lille durcit le ton face aux locations de courte durée: ce qui va changer au 1er avril

Airbnb, Abritel, Booking... les plateformes de location d'appartements sont dans le viseur de la mairie de Lille. A partir du 1er avril, les règles vont changer pour les propriétaires de meublés de tourisme.
Et pour cause, la ville compte 3.084 meublés de tourisme, soit 11% de plus qu'en 2022. Un chiffre trop élevé pour la mairie qui souhaite limiter le nombre d'hébergements de courte durée.
"Notre objectif est très clair (...) nous souhaitons protéger l'offre de logements à Lille, vous savez que nous sommes dans un contexte de grave crise du logement, le marché locatif privé est très tendu", explique Anissa Baderi, adjointe à la mairie de Lille en charge de l'habitat au micro de BFM Grand Lille.
C'est pourquoi la ville a décidé de "réguler cette activité de tourisme" afin de "protéger l'offre de logements pour nos étudiants et nos jeunes actifs."
"C'est très bien, il faut une réglementation"
Pour louer leur résidence secondaire pour des périodes de courte durée, les propriétaires devront désormais compenser, c'est-à-dire avoir un deuxième logement de la même superficie et situé dans la même zone qui sera uniquement dédié à la location classique à l'année.
"C'est très bien, il faut une réglementation" estime Joëlle Dorchies, représentante de la communauté Airbnb dans le Nord. "Je ne pense pas qu'il y aura moins de locations Airbnb, les locations qui sont existantes resteront, c'est très bien, ça complète les hôtels, ça ne va pas impacter les petits propriétaires comme moi qui ont une chambre à louer dans leur résidence principale".
En effet, cette mesure ne concernera que les nouvelles mises en location de résidences secondaires.













