BFM Lille

Les salariés de l'usine Stellantis de Douvrin en grève après les menaces de fermeture

BFM Grand Lille Matthieu Giboire et Xavier Silly, avec Juliette Moreau Alvarez
placeholder video
Télécharger la nouvelle application BFM
Les syndicats ont lancé un appel à débrayer et à manifester au Mondial de l'auto à Paris jeudi 17 octobre après que le dirigeant de Stellantis a évoqué la possibilité de fermer des usines dans le futur.

Une petite phrase qui inquiète des centaines d'employés. Dimanche 13 octobre, le directeur général du groupe Stellantis Carlos Tavares a annoncé dans les colonnes des Echos ne pas exclure des fermetures d'usines dans les prochains mois.

Un coup de massue pour les salariés, dans ce marché très concurrentiel. Certains ont appelé à la grève afin de manifester directement au Mondial de l'Auto à Paris, ce jeudi 17 octobre.

Du côté de l'usine de Hordain, la direction se veut rassurante pour ses 2.500 salariés et évoque un carnet de commandes plein sur l'hydrogène, l'électrique et le thermique. Une production de trois énergies différentes qui réduit les risques de fermeture.

La délocalisation en Hongrie et la Chine pointées du doigt

Mais sur le site de Douvrin, la colère gronde. Ici, selon FO, aucun investissement n'a été mis en place depuis plusieurs années et l'usine paye la diminution de production des moteurs thermiques ainsi que la délocalisation de productions des moteurs hybrides en Hongrie.

Cette dernière préoccupation n'est par ailleurs pas nouvelle, puisqu'elle faisait déjà partie des points abordés par les syndicats lors de la dernière mobilisation en juin dernier.

Enfin, les syndicats regrettent que les efforts financiers et humains de Stellantis soient mis sur l'usine ACC, l'usine de batteries électriques qui se situent juste à côté. Elle a d'ailleurs déjà intégré 300 salariés via des plans volontaires.

Pour toutes ces raisons, les près de 700 salariés craignent le plan social de grande échelle. Les syndicats ont donc lancé un appel à débrayer jeudi, afin de manifester dans la capitale.

D'autant plus qu'une nouvelle ombre s'ajoute au tableau depuis quelque temps, avec l'arrivée d'un acteur de plus en plus influent dans le secteur de la construction automobile: la Chine. Selon le dirigeant de Stellantis, les usines chinoises pourraient contraindre les acteurs européens à fermer leurs sites de production.