"Il n'y a aucune réservation": le Covid met les autocars de la métropole lilloise à l'arrêt

À quelques jours des vacances de la Toussaint, le constat est sans appel chez les autocaristes de la métropole lilloise: leurs carnets de réservations restent désespérément vides. "Deuxième semaine des vacances, rien", déplore au micro de BFM Grand Lille Thibaut Vayron, gérant de l'association de cars Les Robin des bus.
Moins de sorties scolaires, peu d'excursions touristiques... La crise du coronavirus a mis les cars à l'arrêt:
"Ça, c'est notre classeur de réservations", montre l'autocariste, qui arrive normalement à "un classeur complet par mois". "C'est vraiment vide, vide. Je prends novembre: on a quatre réservations pour tout le mois. Il n'y a aucune réservation, pas de devis, rien."
"On a battu tous les records de non-activité"
Face à des journées qui se résument à un seul trajet de seulement quelques kilomètres, la petite structure de Thibaut Vayron a été contrainte de licencier trois de ses six salariés.
"Le périscolaire est insuffisant. On a battu tous les records de non-activité. On a cinq véhicules qui sont à l'arrêt complet", explique-t-il. "Si le gouvernement ne nous soutient pas, qui fera les transports scolaires l'année prochaine?", s'interroge l'autocariste.
Selon la fédération nationale des transporteurs, le retour à la normale n'est pas attendu avant 2022. Seule éclaircie à l'horizon: l'élargissement du fonds de solidarité à toutes les professions et entreprises du secteur du transport.













