"C'est trop gênant": le nouveau système de pilotage du métro de Lille laisse les usagers perplexes

Très attendu, le dispositif est finalement jugé décevant. Depuis le 17 novembre, la ligne 1 du métro Lillois, qui relie Quatre Cantons Lezennes au CHU-Eurasanté, circule à l'aide du pilotage automatique. Et, après quelques jours, les premières réactions des usagers ne sont pas positives.
Les voyageurs reprochent souvent un freinage plus brutal, des annonces sonores trop fortes et des interruptions plus fréquentes.
"Les temps d'attente sont beaucoup plus longs qu'avant et les sons sont plus forts. Le flux est beaucoup plus important", raconte une voyageuse.
"Au niveau du son, c'est trop gênant, ça nous embête. On sait bien qu'on va aller à ce lieu-là et ils nous le répètent à chaque fois", affirme un autre.
Un dispositif en phase d'essai
Sur le papier, ce système de pilotage automatique doit permettre au métro lillois de s'adapter à la fréquentation et de permettre une circulation des rames plus rapide, fluide et sécurisée.
C'est un prérequis pour le déploiement des rames de 52 mètres, dont l'installation, financée par la Métropole européenne de Lille (MEL), est prévue en février 2026. Le projet doit permettre de doubler la capacité de transport.
Sauf que la mise en place de ce dispositif ne s'était pas déroulée correctement, d'après Mathieu Giraud, président de l'Union des Voyageurs du Nord. "Ce qui est très négatif, c'est le temps que ça a mis, le retard et l'absence totale de communication d'Ilevia et de la MEL", explique-t-il.
"C'est surtout parce que le métro ne fonctionne pas. On a eu de très longues périodes d'interruption. C'est normal qu'il y ait des réglages, mais avec un peu d'anticipation, cela aurait pu beaucoup mieux se passer", ajoute le représentant.
Le groupe Alstom, à l'origine du système de pilotage, a précisé que le dispositif est dans une phase d'essai, qui prendra fin dans un mois. Des ajustements pourraient encore avoir lieu d'ici à la mi-décembre.













