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"Je mets un pull ou deux": face à la flambée des prix, des Nordistes hésitent à allumer le chauffage

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Les températures baissent dans la région des Hauts-de-France et les habitants sont partagés quant à l'idée d'allumer le chauffage.

Faut-il rallumer son chauffage? C'est le casse-tête du moment pour de nombreux Nordistes. Pour cause, les températures baissent dans la région, mais le prix de l'énergie, lui, est au plus haut. Certains, comme Sylvie, font le choix d'attendre pour faire des économies.

"Il fait 17°C, vous voyez, il ne fait pas franchement chaud dans ma maison", déclare-t-elle, à BFM Lille.

"Des coupures inopinées"

Cette dernière ne veut pas rallumer le chauffage, malgré les six petits degrés dehors, au lever du jour. Elle retarde le plus possible l'allumage de sa chaudière et garde d'ailleurs le thermostat au minimum.

"Je l'ai mis à 10°C pour pas que le thermostat intérieur déclenche le processus de la chaudière", explique-t-elle. Question d'économie et d'écologie, selon elle, elle adopte donc le système B.

"Je suis un peu comme un oignon, je remets des pelures, je remets un pull ou deux, avoue-t-elle. Je crains qu'on ait des coupures un petit peu inopinées d'électricité ou de gaz."

"Clairement trop tôt, clairement trop cher"

Dans les rues d'Armentières, rallumer le chauffage ou pas, s'avère être un vrai dilemme pour les passants. "On se posait la question, surtout le soir, en se couchant", souligne l'un d'entre eux. "C'est une vrai question, mais on ne peut pas le rallumer tout de suite, c'est clairement trop tôt, clairement trop cher", assure un autre.

Chez Émilie, en revanche, mère de deux enfants, la décision est prise: "On l'a rallumé, là, il y a quelques jours. On s'est posé la question, effectivement, mais on a mis le confort avant tout. Après, on a des choses qui sont mises en place dans la maison, un thermostat, avec des heures de déclenchement."

Début septembre, une étude de l'Insee Hauts-de-France révélait que la région était la plus vulnérable face à l'inflation. La hausse des prix de l'énergie frappe "plus intensément" les ménages les plus modestes. Ces derniers ont de plus en plus de mal à se chauffer. Pour cause, près de la moitié des logements des Hauts-de-France, "utilise le gaz de ville comme source principale de chauffage, contre environ 30 % des logements de France de province", souligne l'Insee.