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Vers un report du remboursement des prêts garantis par l'Etat?

BFM Business Thomas Sasportas
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Les hôtels et les restaurants, dont l'activité a été fortement pénalisée par les confinements et le couvre-feu, sont incapables pour la plupart de rembourser leurs prêts.

Face à la persistance de la crise, Bercy envisage un report du remboursement des prêts garantis par l'Etat. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a rendez-vous ce mardi avec la Fédération bancaire française pour obtenir une deuxième année blanche avant de commencer à rembourser les PGE. La demande vient des hôtels et restaurants, victimes des confinements et des couvre-feux à répétition, et incapables pour la plupart de verser les sommes dues – 100.000 euros en moyenne.

Les remboursements doivent démarrer au mois de mars, un an après l'octroi des premiers prêts, puis s'étaler sur cinq ans au maximum. Mais les entreprises des secteurs les plus touchés ne pourraient ainsi commencer à rembourser qu'à partir de mars 2022. "Le report est en bonne voie et il y a de grandes chances pour que Bruno Le Maire l'annonce cette semaine", rapporte un proche du dossier. "L'idée est d'accorder automatiquement ce report aux entreprises qui en font la demande", précise cette même source, "au lieu de faire du cas par cas".

Les taux d'intérêts ne bougent pas

Dans les faits, les grands réseaux bancaires comme Crédit Mutuel, BPCE, BNP Paribas ou Société générale ont déjà mis en place cette facilité. Il s'agit donc de la généraliser à toutes les banques. Reste deux précisions très importantes sur ce report : si les taux d'intérêts restent les mêmes (entre 1 et 2,5%), la durée totale du remboursement n'est pas pour autant rallongée d'un an, et reste de 6 ans maximum.

De son côté, la CPME dénonce la "frilosité de certaines banques" et veut aller plus loin avec un prêt de consolidation qui rassemble toutes les dettes et créances des entreprises, comme cela est le cas en Allemagne. Cette proposition ne sera néanmoins pas au programme des discussions du jour entre Bruno Le Maire et les représentants des banques françaises.