Veolia/Suez: le Premier ministre demande "que les discussions se poursuivent"

Jean Castex s'est exprimé à l'Assemblée nationale à propos de la . - Alain Jocard
"Nous demandons à ce que ces discussions se poursuivent pour atteindre le respect clair et net des objectifs que nous avons fixés", a affirmé le chef du gouvernement en réponse à une question de la députée socialiste Valérie Rabault qui a qualifié de "honte" la "mise en minorité" de l'État lors du conseil d'administration d'Engie, lundi soir.
L'État a "exprimé par son vote au conseil d'administration d'Engie la position qui est toujours la sienne depuis le début de ce dossier", a répondu Jean Castex.
Puis, il a énuméré les quatre exigences du gouvernement quant à un éventuel rapprochement entre Veolia et Suez: la sauvegarde de l'emploi, celle aussi "d'une logique industrielle", "le respect des règles de concurrence pour le marché de l'eau et de l'assainissement dans les collectivités territoriales" et finalement "le respect des règles de souveraineté pour que ce segment stratégique demeure sous pavillon national".
"L'État a été mis en minorité"
Ces explications n'ont pas convaincu Valérie Rabault: "L'État a été mis en minorité. C'est une première dans l'histoire de la Ve République", a-t-elle affirmé. "Se faire respecter, passe par des actes".
Lundi soir, le conseil d'administration d'Engie, actionnaire principal de Suez, a décidé d'accepter l'offre de Veolia, qui expirait à minuit, et de lui vendre l'essentiel de ses parts dans son concurrent Suez pour 3,4 milliards d'euros, passant outre l'opposition de l'Etat, qui détient 22% d'Engie.











