Veolia/Suez: Laurent Berger dément tout appel de l'Elysée

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger (C) arrive à l'hôtel Matignon, le 9 juillet 2020 à Paris - Anne-Christine POUJOULAT © 2019 AFP
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a affirmé jeudi qu'il n'y avait "pas eu d'appel de l'Elysée" pour influer sur ses représentants chez Engie, qui n'ont pas pris part au vote approuvant la vente à Veolia de près de 30% du capital de Suez.
"C'est faux, archifaux", a déclaré sur LCI Laurent Berger, en réaction à l'information de Mediapart selon laquelle le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, aurait appelé les deux membre CFDT du conseil d'administration d'Engie, pour leur demander de ne pas prendre part au vote.
De fait, "il y a eu non participation au vote", a reconnu le numéro un de la CFDT, mais "il n'y a pas eu d'appel de l'Elysée". "On n'a pas reçu de pression de quiconque, et de toute façon, on en aurait reçu, qu'on en n'aurait pas tenu compte", a-t-il insisté, défendant "l'intégrité" de ses élus.
Pas les garanties industrielles en matière d'emploi
"L'intérêt des salariés d'Engie n'est pas totalement similaire à celui des salariés de Suez et Veolia", a-t-il justifié, ajoutant que la centrale syndicale "leur a demandé de tenir compte aussi de l'intérêt des salariés de Suez".
Les deux administrateurs ont "considéré qu'ils n'avaient pas les éléments pour prendre position" sur le rapprochement entre Suez et Veolia, mais leur décision "n'a pas influé sur le vote final", a assuré Laurent Berger.
Pour la CFDT, "cette affaire est précipitée, n'a pas été assez discutée et n'apporte pas les garanties industrielles en matière d'emploi", a-t-il expliqué.
Il a prévenu que le syndicat serait "extrêmement présent, y compris pour s'opposer à des décisions qui pourraient être prises et qui mettraient en danger des activités comme celle du déchet, ou des emplois, par exemple à Suez".











