Suppression de l'ENA: Jean-Pierre Jouyet déplore "un effet d'annonce"

Emmanuel Macron devrait confirmer ce jeudi soir sa décision de supprimer l'ENA, une promesse qu'il avait faite lors de la crise des gilets jaunes. "On nous annonce la suppression d'une école, on va peut-être changer le nom d'une école pour en faire une autre, on en sait rien. Mais on supprime un symbole du gaullisme, de la démocratie, de la Résistance et qui nous est envié par beaucoup de pays", a réagi Jean-Pierre Jouyet, ancien secrétaire général de l'Elysée, sur BFM Business.
"C'est un effet d'annonce, parce qu'il va bien falloir qu'il y ait une école de la fonction publique", a poursuivi l'ex-chef de service de l'Inspection générale des Finances, invité sur le plateau du Grand Journal de l'Eco.
"Un coup politique"
"Si on veut démocratiser, il faut aussi démocratiser les écoles de commerce (…), j'observe qu'on ne touche pas à Polytechnique et qu'on ne touche pas au corps le plus puissant des élites françaises qu'est le Corps des mines". "C'est un coup politique", assure-t-il.
"Je vois que le classement n'est pas supprimé. Pourquoi le classement n'est pas supprimé, dès lors qu'il n'y aura pas d'accès direct aux grands corps ? (…) Nous avons supprimé une marque, une marque qui était reconnue internationalement, une marque profonde dans notre histoire", déplore Jean-Pierre Jouyet.
"On change un nom mais on ne réforme pas l'Etat", souligne-t-il.











