Restauration: l'Umih réclame l'allongement automatique du remboursement du PGE sur dix ans

Retour du télétravail au moins trois jours par semaine, nouvelles restrictions sanitaires, annulations en cascade des événements festifs… Le début d'année est difficile pour les restaurateurs: les clients restent chez eux et ne vont plus au restaurant à midi. La baisse de fréquentation "varie entre -30% et -50% à peu près", a assuré ce mercredi matin le président de l'Umih Île-de-France, Franck Delvau, sur BFMTV. "C'est catastrophique".
Pour soutenir les secteurs les plus touchés, Jean Castex a annoncé mardi de nouvelles mesures de soutien. Par ailleurs, Bruno Le Maire a confirmé ce mercredi sur BFMTV que le gouvernement allait prochainement signer avec la Banque de France et la Fédération bancaire française (FBF) un accord sur la possibilité de décaler le premier remboursement de son prêt garanti par l'Etat (PGE) ou un étalement du remboursement sur dix ans.
"On est très contents" de ces nouvelles mesures, a réagi Franck Delvau, qui réclame néanmoins un allongement "automatique" sur dix ans du remboursement du PGE, sans passer par un médiateur du crédit.
"Je vais donner un exemple: dans une région, une personne qui a des hôtels a demandé [un étalement de son PGE] via le médiateur, [mais] il n'a reçu une réponse qu'au bout de deux semaines, un mail disant 'ok, j'accuse réception de votre mail' et depuis il ne se passe rien", a déploré Franck Delvau.
Une "double peine"
Le pass vaccinal, qui devrait débarquer dans les prochains jours, est une "double peine" pour les restaurateurs, a-t-il estimé, même s'il tient à rappeler qu'il n'est pas "contre" sa mise en place. De même que le pass sanitaire, le pass vaccinal va s'appliquer aux clients comme aux employés des restaurants.
"On va déjà perdre une frange de nos clients qui venaient avec un test négatif mais qui ne veulent pas se faire vacciner", mais aussi "au niveau de nos équipes, parce qu'on ne sait s'ils sont vaccinés ou pas vaccinés. Une grande partie est vaccinée, mais une partie ne l'est pas [...]. Ils ne pourront plus venir travailler", avance Franck Delvau.
Par ailleurs, "hors de question" de contrôler les pièces d'identité des clients pour s'assurer que leur pass sanitaire est valide, a assuré Franck Delvau. "On est là pour faire mijoter le boeuf bourguignon. La police est là pour contrôler les pièces d'identité. Il faut une formation: pourquoi je vais vous contrôler vous, pas vous et vous ? Je ne sais pas, ce n'est pas mon métier", a-t-il estimé.











