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dss+ offre la réponse face à la multiplication des risques climatiques

BFM Business En partenariat avec SCRIBEO
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Mathieu Leduc, directeur général France de dss+, accompagne depuis plusieurs années les grandes entreprises dans leurs stratégies de gestion des risques opérationnels et climatiques. Il partage son regard sur le basculement culturel en cours et détaille les leviers d’action pour renforcer la résilience, au-delà des simples mesures d’atténuation.

L’été 2025 a été marqué par des événements climatiques extrêmes. Les entreprises considèrent-elles encore ces événements comme inévitables, ou observe-t-on une évolution de la perception des risques ?

Chez dss+, nous avons réalisé une enquête qui révèle une évolution notable : le fatalisme tend à reculer concernant les vagues de chaleur. Sur les épisodes de températures élevées et la fréquence des événements extrêmes, la prise de conscience s’accélère. En revanche, il subsiste un certain décalage de perception pour d’autres risques climatiques, comme la sécheresse et les feux, les inondations ou l’érosion des sols. Beaucoup d’acteurs restent donc dans une forme de déconnexion face à la réalité de l’évolution de ces dangers, leur perception des risques n’étant pas alignée sur les risques causant le plus de dommages, ce qui entretient une part de fatalisme.

Quelle est l’ampleur des dégâts observés, et quels sont les impacts humains et organisationnels pour les entreprises ?

En France, sur l’été 2025, les dégâts se chiffrent à plus de 10 milliards d’euros, dont une part importante reste non assurée, mettant réellement en péril la pérennité de nombre d’entreprises. Au-delà du bilan matériel, l’impact humain est de premier ordre : ces événements peuvent causer des blessures, parfois même des pertes de vies. Mais c’est aussi l’organisation du travail et la continuité des opérations qui sont menacées. Plus une entreprise s’est préparée en amont — anticipation, capacité de réaction en situation d’urgence — mieux elle peut limiter les conséquences et relancer son activité, qu’il s’agisse de sites ou de chaînes d’approvisionnement. Statistiquement, seuls 20 % des sites gravement touchés par une crise majeure parviennent à reprendre leur activité, ce qui souligne la nécessité d’une planification préalable, bien en amont de la survenue des crises.​

Comment dss+ accompagne-t-il concrètement la gestion et la maîtrise des risques climatiques ?

Notre approche repose sur une analyse fine et granulaire des différents sous-risques, car le danger climatique n’est plus une unique ligne au bilan : il recouvre une multitude de paramètres, du géologique à l’organisationnel. Nous aidons nos clients à identifier et quantifier la « valeur à risque », mais aussi les points précis de vulnérabilité et leur degré de préparation. Pour certains industriels exposés, il s’agit par exemple de scénariser l’inondation, de protéger ou surélever les équipements critiques, de constituer des stocks stratégiques, et de mettre en place des dispositifs offensifs pour minimiser les effets et accélérer la reprise.​

Typiquement, nos démarches permettent de réduire de 70 % cette valeur à risque, et d’environ 50 % les points de vulnérabilité lors de projets menés avec nos clients. Cela permet à nos clients de cibler leurs ressources humaines et financières sur les risques les plus importants. Nous allons jusqu’au détail opérationnel : équipement par équipement, nous modélisons le risque et proposons les mesures les plus pertinentes. Dans certains secteurs, comme l’agroalimentaire, il faut souvent repenser durablement les cycles de production et s’adapter à la disponibilité fluctuante des ressources : sécheresse, grêle, variations climatiques imposent de nouveaux réflexes.

Quels sont les secteurs les plus en avance dans la prise en compte de ces risques ?

Ce n’est pas tant le secteur que le niveau d’expérience collective et l’anticipation des évolutions qui comptent. Les grandes industries, qu’il s’agisse du pétrole, de la métallurgie ou de l’agroalimentaire, disposent d’une culture de gestion des risques solidement ancrée et ont structuré des pratiques de résilience. Toutefois, la rapidité d’évolution de la menace et le renouvellement des équipes conduisent à un effacement de l’expérience et des réflexes acquis. Il est fondamental de dépasser ce déficit mémoriel et d’élargir l’analyse aux nouveaux types d’événements, plus fréquents et plus intenses.

L’intelligence artificielle et la digitalisation sont-elles de vraies solutions pour anticiper ces risques ?

L’IA accélère et rend plus chirurgicales nos analyses. Nous avons développé une solution, dss+360, qui mobilise des millions de données anonymisées issues de nos expériences terrain pour proposer en quelques clics les recommandations les plus pertinentes. L’IA nous permet d’augmenter la rapidité d’exécution et de cibler plus précisément les typologies de risques spécifiques à chaque activité.

Comment voyez-vous évoluer le rôle de dss+ sur ce terrain ?

dss+ n’est pas un cabinet généraliste : notre ambition est d’être expert des risques spécifiques à chaque industrie et d’adapter constamment nos méthodes et nos compétences à l’évolution du contexte. En croisant expérience, data et conseils pointus, nous aidons les entreprises à faire de la résilience climatique non seulement un réflexe d’anticipation, mais aussi un pilier stratégique, créateur de valeur et de performance durable.

La rédaction de BFM Business n'a pas participé à la réalisation de ce contenu en partenariat avec Scribeo. La consultation du présent article est notamment soumise aux CGU de Scribeo.