Alticap : accompagner les entreprises vers la facturation électronique

Quelles sont les expertises d’Alticap ?
J’ai fondé Alticap en 2000, avec deux associés. Nous avons trois domaines d’activité : un premier autour des logiciels de gestion - comptabilité, paye, facturation, où nous travaillons avec notre principal partenaire, l’éditeur mondial Sage ; un plus technique, autour des infrastructures, des systèmes réseaux, de l’hébergement et de la sécurité informatique ; et un domaine transverse autour de la télécom.
Le secteur est marqué par plusieurs tendances fortes, notamment l’intelligence artificielle ?
L’intelligence artificielle va constituer un marché d’avenir, qui aura beaucoup de valeur pour les ESN comme nous, mais qui est encore naissant. Nous travaillons beaucoup sur Copilot, l’IA de Microsoft, à la fois en interne et chez nos clients, pour multiplier les usages automatisés. C’est un enjeu majeur pour les entreprises, qui va réorganiser leur structure, et transformer les emplois.
Cette tendance s’ajoute à un deuxième pilier, plus ancien et désormais généralisé : le cloud. Désormais, tous les clients sont habitués à fonctionner dans des SAAS éditeur.
Enfin, la cybersécurité constitue un axe transversal, car cette digitalisation s’accompagne de problématiques de maîtrise et de fiabilité de la donnée, d’autant plus dans un environnement intégrant des normes comme le RGPD et NIS2. On met par exemple en place des logiciels pour sensibiliser les utilisateurs au hameçonnage par mail, qui est un des principaux risques de hacking des entreprises.
L’axe principal de transformation pour les entreprises est l’application prochaine de la réforme de la facturation électronique ?
Jusqu’à présent, certaines entreprises envoyaient encore leurs factures papier, tandis que d’autres généraient des factures au format PDF qui transitaient par mail. Avec la facturation électronique, ce flux va être complètement automatisé, ce qui va apporter un gain en productivité majeur pour les entreprises.
L’envoi de la facture, via le logiciel, va se faire sur une plateforme agréée, qui transmettra les informations à l’État. Cela implique donc d’envoyer une facture propre, qui inclut bien toutes les mentions légales obligatoires. Avec cette réforme, l’objectif du gouvernement est de lutter contre la fraude à la TVA, qui représente plus de 20 milliards d’euros par an.
L’échéance de septembre 2026 se rapproche, et les entreprises s’emparent de ce sujet, qui nécessite un important travail de préparation en amont. Depuis 6 mois, nous voyons un intérêt exponentiel de nos clients pour les webinaires de sensibilisation que nous proposons.
Nous accélérons le mouvement, notamment auprès de nos clients Sage, pour paramétrer leurs outils, préparer les bases de données et s’assurer que les futures factures auront l’ensemble des champs pré-remplis. Nous les accompagnons sur les premiers tests, pour être sûrs que le jour J, tout fonctionnera parfaitement.
La rédaction de BFM Business n'a pas participé à la réalisation de ce contenu en partenariat avec Scribeo. La consultation du présent article est notamment soumise aux CGU de Scribeo.











