Les salons de coiffure traversent une crise historique

Ils étaient des "commerces essentiels" pendant le confinement, trois ans plus tard ils connaissent un niveau de faillite quasi-historique.
Baisses de prix, suppression de postes, extension des horaires de travail... les salons de coiffure tentent le tout pour le tout pour ne pas mettre la clé sous la porte. Dans le XIe arrondissement de Paris, le salon de Nicolas Waldorf, coiffeur et célèbre influenceur, est en grande difficulté.
"Ca a été trois mois à moins de la moitié des objectifs à un moment j'ai même fini à -40.000€ avant même d'avoir payé les salaires. Moi je ne me paye pas depuis un an et demi", explique-t-il.
Concurrence de plus en plus forte
Sur les près de 70.000 salons de coiffure en France, 602 sont en situation de défaillance au premier semestre. C'est une hausse de 181% par rapport à 2021. Un pic qui pourrait dépasser celui de 2015. La faute à une concurrence de plus en plus forte, surtout dans les villes moyennes et les métropoles, selon le président de l'Union nationale des entreprises de coiffure, Christophe Doré:
"Il y a trop de salons de coiffure! Le marché doit se réguler, la France par rapport à l'Angleterre, il y a trois fois plus de salon de coiffure!"
Avec les hausses du coût de l'énergie et une baisse du pouvoir d'achat des ménages, les trésoreries des salons de coiffure s'effondrent. A quoi s'ajoutent les dettes: près d'un salon sur dix doit encore rembourser son PGE, accordé pendant le Covid.











