Le directeur général de la Macif met en avant "un modèle mutualiste vertueux"

Face à la crise actuelle, un assureur mutualiste comme la Macif se démarque-t-il des assureurs privés qui ont des exigences de rentabilité financière? Autrement dit, un mutualiste a-t-il "le droit" d'être moins performant?
Nous sommes persuadés que notre différenciation se fait là, explique Jean-Philippe Dogneton, Directeur Général de la Macif, invité de Good Morning Business ce vendredi 26 mars. Clairement, le conseil d'administration est aujourd'hui animé par des représentants sociétaires qui sont élus par les sociétaires locaux. Lorsque vous faites une proposition de produit ou de service, la première question qui vient, ce n'est pas "combien ça coûte?" ou "combien ça rapporte?, c'est "à qui ça sert?" et "est-ce utile?". Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas une équation économique et sociale au bout du bout mais on a une spécificité, c'est qu'on ne verse pas de dividende à nos actionnaires."
Un modèle vertueux selon Jean-Philippe Dogneton
"C'est un modèle extrêmement vertueux, celui qui concilie la raison d'être et le sens, l'animation d'une entreprise", poursuit-il, avant de revenir sur "le cas Danone", avec Emmanuel Faber évincé de la direction du groupe français sous la pression de deux fonds d'investissement. En clair, peut-on concilier une entreprise capitaliste avec des actionnaires et une cotation en Bourse et une raison d'être?
C'est beaucoup plus dur, car en réalité vous êtes sous la pression de l'actionnariat, vous n'avez pas nécessairement le temps long, poursuit Jean-Philippe Dogneton . Une mutuelle, par définition car elle n'a pas de dividendes à verser, a un espace de temps beaucoup plus long. Sans l'aspect de la solidarité et du social, la Macif n'existerait pas."











