L'IA fait une percée fulgurante parmi les plus gros risques perçus dans le monde

Menace existentielle pour l'humanité, problème de responsabilité ou encore absence de réglementation: l'intelligence artificielle fait de plus en plus peur aux experts de l'assurance. Dans l'édition 2023 de l'AXA Future Risks Report, l'IA et le big data font un bond fracassant dans le classement des risques. Classés 14e par les experts* l'an dernier, il s'agit désormais du 4e plus gros risque dans le monde, selon eux.
Manque de préparation à l'émergence de l'IA
Côté grand public**, l'IA passe du 19e rang en 2022 au 11e rang cette année. Tous s'accordent en tout cas à dire que les pouvoirs publics comme le secteur privé ne sont absolument pas préparés à l'émergence de cette nouvelle technologie. L'inquiétude est telle que 64% des experts et 70% du public interrogé estiment nécessaire d'interrompre la recherche sur l'IA. La majorité invoque effectivement la menace qu'elle pourrait représenter pour l'humanité.
Autre point d'inquiétude sur le volet tech: la cybersécurité. Les risques associés sont, comme l'année dernière, sur le podium des experts. Mais pour la première fois, ils sont aussi classés 3e plus gros risque par le grand public. Tous craignent une cyberattaque massive et évoquent le risque de paralysie des services essentiels ou encore des infrastructures critiques.
Le changement climatique reste le plus gros rique
Malgré tout, c'est bien le changement climatique qui restent le plus gros risque pour les experts comme pour le grand public. Mais pour la première fois cette année, le constat est partagé dans toutes les régions du monde, selon l'étude de l'assureur. Et comme pour l'IA, les pouvoirs publics ne sont pas assez préparés, selon les sondés.
La nécessité d'une action climatique fait donc l'unanimité, et les experts d'Axa préconisent trois voies à suivre: investir dans la prévention et l'atténuation des risques, notamment dans les infrasctructures de protection; sensibiliser aux risques pour mobiliser davantage les parties prenantes dans les processus politiques; et finalement mettre en place plus de réglementations, et donc des sanctions.
*Étude menée auprès de 3.226 experts dans 50 pays entre le 10 mai et le 16 juin 2023. L’âge moyen des personnes sondées était de 44 ans. 54 % étaient des hommes et 46% des femmes. La plupart – 87% – travaillaient chez AXA, la distribution/le marketing et la gestion des risques étant les professions les plus représentées. Les 13% restants sont issus des réseaux professionnels d’AXA, travaillant principalement dans le secteur des services financiers et pour les grandes entreprises.
**Étude menée auprès de 19.016 personnes du grand public dans 15 pays, entre le 10 mai et le 14 juin 2023. Les sondés ont été échantillonnés parmi des personnes âgées de 18 ans et plus pour être représentatifs en termes d’âge, de sexe et de profession, avec des pays choisis par région et taille de marché.












