Harris et Trump: qui sont leurs éminences grises?

C’est du jour au lendemain que Kamala Harris s’est retrouvée dans la course à la Maison Blanche. Elle a donc eu très peu de temps pour s’entourer. Son cercle compte aujourd’hui une douzaine de personnes. Certains de ces conseillers sont aussi de très proches confidents.
Au premier plan desquels, son mari, avocat, sa sœur, Maya qui dirigeait son équipe de campagne lorsqu’elle briguait l’investiture démocrate en 2019 et Tony West, le mari de Maya, directeur juridique d’Uber. Le couple est très impliqué dans la stratégie politique de la démocrate.
Des anciens de l’équipe Obama
Kamala Harris a aussi recruté des piliers de l’ère Obama. Parmi eux, David Plouffe, ex-directeur de campagne, le stratège du premier président noir des États-Unis. L’homme est considéré comme l'artisan de la victoire de 2008.
Et puis il y a une femme que Kamala Harris appelle quasiment à chaque fois qu’elle doit prendre une décision, dit son entourage. Minyon Moore, 66 ans, a rencontré la démocrate alors qu’elle était procureur général de Californie. Cette femme influente a usé ses relations pour aider l’actuelle vice-présidente à percer en politique.
Mais la nouvelle éminence grise de la démocrate pourrait être Deborah Mattison. Une Anglaise qui a joué un rôle crucial dans l'ascension de Keir Starmer au 10 Downing Street. Tony Blair et Gordon Brown ont aussi eu recours à ses services. Elle est attendue à Washington pour transmettre sa recette du succès à la vice-présidente.
Ces conseillers que Donald Trump écoute
Rappelons que celui que l’on présentait comme l’éminence grise du candidat républicain, Steve Bannon, a été emprisonné en juillet dernier. Il doit purger une peine de quatre mois pour avoir entravé l’enquête sur l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.
Quelques jours plus tard, Joe Biden se retirait laissant la place à sa vice-présidente et depuis Donald Trump peine à adapter sa stratégie. Chuck Coughlin, expert en stratégie politique affirme, en parlant de l’équipe du républicain :
“Ils n'ont pas d'idée précise sur la façon de faire tomber Harris. Je ne pense pas qu’’ils aient la moindre idée de ce qu'il faut faire” .
Très peu de temps après l’entrée de Kamala Harris dans la course, le milliardaire a rappelé son ex-directeur de campagne Corey Lewandowski dont il s’était pourtant séparé en 2016. Ce dernier affirme que Donald Trump n’est pas déstabilisé et qu’il est là pour l’aider à "exposer sa vision de l'Amérique" au cours des semaines à venir.
Mais le duo qui mène la campagne du républicain, c’est Susie Villes et Chris LaCivita. Les deux jouissent d’une réputation de fins stratèges sans qui Donald Trump n’aurait pas réussi son come-back, dit-on, comme il le fait jusqu’ici.
Un débat intensément préparé
Le débat du 10 septembre était un rendez-vous crucial pour les deux candidats. Ils ont été coachés. Pendant des jours, lors de faux débats préparatoires à Pittsburgh, Kamala Harris a fait face à un conseiller déguisé en Donald Trump, avec son costume bleu et à sa longue cravate rouge. Philippe Reines, ancien conseiller d'Hillary Clinton en 2016 avait usé de la même méthode avec elle pour l’habituer à la présence physique du républicain.
Donald Trump avait lui aussi recruté une doublure chargée d’incarner sa rivale. Tulsi Gabbard ancienne élue démocrate et célèbre pour avoir mis en difficulté Kamala Harris lors de la primaire de 2019.













