Fin du "quoi qu'il en coûte": les restaurateurs "satisfaits"

Le "quoi qu'il en coûte", c'est terminé. Bruno Le Maire a annoncé ce lundi la suppression définitive du fonds de solidarité dès le 30 septembre prochain en métropole. Il sera alors remplacé par un nouveau dispositif de prise en charge des coûts fixes pour continuer à aider les entreprises en difficulté, notamment dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration. L'objectif est d'inciter les établissements à rouvrir leurs portes.
"Nous sommes tout à fait satisfaits de ce qui a été annoncé, a réagi Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration (GNI), sur le plateau de BFM Business. On ne peut pas indemniser et encourager des professionnels à fermer leurs affaires et toucher des indemnités. C'est incohérent, on ne peut pas continuer comme cela".
Clause de revoyure début novembre
Avoir repoussé le fonds de solidarité d'un mois "est important" parce que la rentrée arrive "et c'est là qu'on va mesurer le véritable taux d'activité, qui est fonction des nouveaux modes de consommation et de travail: le télétravail, la diminution des déplacements professionnels et privés, le pass sanitaire", a-t-il expliqué, ajoutant également le problème de l'emploi et du recrutement.
Stéphane Manigold, président du groupe Eclore et porte-parole du collectif "Restons ouverts", est lui aussi satisfait des mesures annoncées, même si "on va voir après dans les détails". "À partir du 1er octobre, en principe, les coûts fixes seront absorbés donc les entreprises ne devront pas perdre d'argent", a-t-il souligné, invité lui aussi sur BFM Business.
Surtout, "ce qui est important, c'est qu'on a une clause de revoyure début novembre", a conclu Didier Chenet.











