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Ryanair: les grèves de cet été devraient coûter 150 millions d'euros

BFM Business J.-C.C. avec AFP
Ryanair juge en particulier que la crainte de nouvelles grèves a affecté la confiance des consommateurs, qui sont plus hésitants à réserver des vols.

Ryanair juge en particulier que la crainte de nouvelles grèves a affecté la confiance des consommateurs, qui sont plus hésitants à réserver des vols. - Pau Barrena - AFP

La compagnie low-cost a revu à la baisse sa prévision de profits pour cette année, en raison des pertes occasionnées lors des grèves de cet été. L'irlandais table désormais sur une fourchette comprise entre 1,10 et 1,20 milliard d'euros, contre 1,25 et 1,35 milliard auparavant.

La compagnie aérienne Ryanair a annoncé lundi avoir abaissé son objectif de bénéfice annuel, en raison de l'impact de la série de grèves lancées depuis cet été par ses pilotes et son personnel de cabine dans plusieurs pays européens.

Le transporteur irlandais à bas coût s'attend désormais à un bénéfice net entre 1,10 et 1,20 milliard d'euros pour son exercice 2018-2019 (achevé fin mars), contre une précédente estimation entre 1,25 et 1,35 milliard, selon un communiqué. Il s'agira d'un net repli par rapport au 1,45 milliard d'euros réalisé en 2017-2018.

Ryanair explique que les récents mouvements de grève ont réduit le nombre de passagers transportés et les tarifs proposés au cours du deuxième trimestre (juillet-septembre) et la compagnie s'attend à un troisième trimestre morose, au cours d'une période clé qui comprend la période des vacances d'octobre et de Noël.

La confiance des clients affectée

Elle juge en particulier que la crainte de nouvelles grèves a affecté la confiance des consommateurs, qui sont plus hésitants à réserver des vols Ryanair.

La compagnie mentionne en outre les coûts liés à la prise en charge des clients qui ont été privé de vols à cause des grèves, ainsi que des prix du carburant en hausse compte tenu du récent bond des cours du pétrole sur le marché.

"La confiance des clients, les réservations et les tarifs au troisième trimestre sont affectés (...) dans ces cinq pays où des grèves inutiles se sont répétées", à savoir l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne et le Portugal, explique le directeur général Michael O'Leary.

En conséquence, "nous avons décidé de réduire nos capacités pour l'hiver 2018 (de 1%)", en fermant temporairement quelques bases en Europe, selon lui.

Les prévisions de bénéfice pourraient encore être abaissées

La compagnie n'exclut pas d'abaisser à nouveau ses prévisions de bénéfice au cas où elle subirait de nouvelles perturbations d'ici à fin décembre. Elle a déjà dû annuler 250 vols vendredi dernier en raison d'une nouvelle grève dans plusieurs pays européens du personnel de cabine et des pilotes, qui réclament de meilleures conditions de travail.

La compagnie à bas coûts connaît une grogne sociale endémique depuis un an qui a débuté avec le mécontentement de ses pilotes. Elle a tenté d'éteindre la contestation en signant dernièrement plusieurs accords avec des syndicats, notamment au Royaume-Uni, en Irlande et en Italie, acceptant des augmentations de salaire et améliorations des conditions de travail.