Salaires: des augmentations plus faibles qu'espérées

La traditionnelle période des négociations annuelles touche à sa fin dans les entreprises. Pour savoir s'ils ont ou non été augmentés, les salariés doivent attendre leur paye d'avril. Mais beaucoup risquent d'être déçus alors que l'attente était particulièrement forte après deux ans de crise, de gel des salaires et sur fond d'inflation.
Les augmentations seront plus faibles qu'espérées. Selon les chiffres du cabinet Deloitte, l'augmentation médiane s'élève à 2,35% cette année, un niveau comparable à celui d'avant-crise.
Versement de primes
En cause, la prudence des entreprises, après deux ans de crise sanitaire, qui ont pesé sur la trésorerie et un contexte de guerre en Ukraine qui inquiète. Certaines entreprises tentent de compenser cette absence de hausse des salaires par d'autres petits gestes: plus de télétravail, de primes...
Cette année, un quart des entreprises a ainsi prévu de verser la "prime Macron" à ses salariés pour un montant moyen de 500 euros, contre 21% pour l'an dernier.
Mais pas sûr que cela suffise à satisfaire les salariés. Les augmentations risquent de décevoir et pourraient accélérer les démissions, même si la France ne devrait pas connaître le même phénomène de "Grande démission" que les Etats-Unis.
Pour retenir certains salariés, les entreprises misent sur les augmentations individuelles, et c'est au manager que revient la délicate tâche de dire qui sera ou non augmenté.











