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La commande qui devait sauver l'Airbus A380 serait dans l'impasse

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Alors que la pérennité du programme A380 d'Airbus reposait sur une commande de la compagnie Emirates, les discussions achopperait sur la motorisation.

Nouveaux nuages dans le ciel du gros porteur d'Airbus. Les négociations entre Airbus et Emirates concernant la dernière commande d'A380 de la compagnie du Golfe seraient dans l'impasse en raison de discussions difficiles sur leur motorisation, selon Bloomberg qui cite des sources proches du dossier.

Emirates avait signé en janvier un accord provisoire portant sur 20 très gros porteurs A380 avec une option sur 16 autres. Cette commande pour un total de 16 milliards de dollars (14 milliards d'euros) au prix catalogue devait assurer la pérennité du programme A380 menacé faute de clients.

Mais selon Bloomberg, Emirates négocie avec Rolls-Royce au sujet du prix et de la consommation de carburant d'un moteur dont les performances ne sont déjà pas à la hauteur des paramètres requis.

La date butoir pour le choix des moteurs est déjà dépassée, ce qui pourrait reporter à 2020 la livraison du premier appareil, voire menacer l'ensemble du contrat, assure l'agence américaine. Interrogé, un porte-parole d'Airbus s'est refusé à tout commentaire.