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C'est terminé, le Royaume-Uni ne participera pas au programme de défense européen: Londres vient de l'annoncer (le pays refuse de payer la somme demandée par l'UE)

BFM Business Paul Louis avec AFP , Journaliste BFM Eco
Le président du Conseil européen Antonio Costa (à gauche), le Premier ministre britannique, Keir Starmer (au centre), et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à droite)

Le président du Conseil européen Antonio Costa (à gauche), le Premier ministre britannique, Keir Starmer (au centre), et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à droite) - CARL COURT / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFP

Bruxelles demandait entre 4 et 6,5 milliards d'euros pour permettre au Royaume-Uni de rejoindre le programme.

Le Royaume-Uni a annoncé ce vendredi l'échec de négociations avec l'Union européenne sur sa participation à un programme d'aide à l'industrie de défense en Europe, dénommé Safe et doté de 150 milliards d'euros sous forme de prêts.

Le ministre britannique des relations avec l'Union européenne, Nick Thomas-Symonds, a jugé "décevant" ce résultat, tout en rappelant que les industriels britanniques de la défense pourraient tout de même "participer à des projets dans le cadre de Safe aux conditions applicables aux pays tiers". Les Européens cherchent à développer leur industrie de défense pour faire face à la menace russe et au risque de désengagement américain en Europe.

Le Royaume-Uni pourra participer à hauteur de 35% des projets

L'Union européenne réclamait un ticket d'entrée entre 4 et 6,5 milliards d'euros pour que Londres puisse bénéficier de ce programme d'aide lancé récemment par l'UE. "Les négociations ont été menées de bonne foi, mais notre position a toujours été claire: nous ne signerons que des accords qui servent l'intérêt national et offrent un bon rapport qualité-prix", a indiqué Nick Thomas-Symonds.

La Commission européenne a elle aussi souligné que "sans accord, le Royaume-Uni peut toujours participer à hauteur de 35% des projets", puisque les pays hors UE peuvent participer mais sans bénéficier des prêts "Safe". Quant aux pays qui bénéficient du programme, ils doivent produire des armes devant comporter au moins 65% de composants produits dans l'UE.

Safe est censé apporter d'ici l'an prochain des prêts à des conditions financières très favorables aux États membres de l'UE et à quelques autres pays, dont l'Ukraine. D'autres pays, dont le Canada et le Royaume-Uni, devaient négocier leur participation avec Bruxelles. Les négociations avec Ottawa sont toujours en cours, selon la Commission, qui espère "aboutir à un accord avant dimanche".