Après Nestlé et Lactalis, Danone annonce à son tour "un rappel ciblé de certains lots de laits infantiles"

Après Nestlé et Lactalis, c'est au tour du géant Danone d'annoncer "un rappel ciblé de certains lots de laits infantiles", deux jours après le blocage par les autorités de Singapour de lots de ce type de produit.
Le groupe justifie ce rappel "compte tenu de l'évolution des recommandations des autorités" dans un communiqué publié vendredi en fin de journée. En revanche, l'entreprise ne précise pas le périmètre géographique de ce rappel. Seule une source proche du dossier, citée par l'Agence France Presse, évoque "l'évolution de recommandations de certaines autorités, notamment l'Irlande".
Il s'agit des deux lots suivants: Gallia Calisma Relais 1er âge (0, 6 mois), boîte de 830 g - date de durabilité minimale : 13/10/2026 - code EAN : 3041091725943 ; Blédilait 1er âge (0, 6 mois), boîte de 400 g - date de durabilité minimale: 29/10/2026 - code EAN : 3041091470966".
Rappelant qu'elle "ne transige jamais sur la sécurité alimentaire", Danone explique procéder à ce retrait "sur certains marchés ciblés, d'un nombre très limité de lots spécifiques de laits infantiles" "afin de se conformer aux dernières recommandations".
Le groupe assure que "les contrôles de routine et les analyses ciblées supplémentaires" "confirment" que ses produits "sont sûrs et pleinement conformes à l'ensemble des réglementations applicables en matière de sécurité alimentaire".
En France, tous les lots ont "été retirés" du marché, assure la ministre de la Santé
En France, tous les lots de laits infantiles concernés par une possible contamination d'origine bactérienne ont "été retirés" du marché, a assuré vendredi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Danone assure que les parents et professionnels de santé qu'ils "peuvent continuer à avoir pleinement confiance dans la sécurité et la qualité" de ses produits de nutrition infantile et invite les parents "à contacter le service consommateurs de Danone s'ils ont la moindre question ou préoccupation".
Mercredi, le titre de l'entreprise avait observé sa plus forte baisse en séance depuis son introduction en Bourse en 1989. L'agence alimentaire de Singapour avait annoncé le 17 janvier le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l'entreprise, seules "quelques palettes" de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n'étaient pas encore en magasin.
Des rappels massifs de Lactalis et Nestlé
Ces blocages s'ajoutent aux rappels plus massifs de Lactalis, dans 17 pays, et Nestlé, dans une soixantaine de pays. En France métropolitaine pour Lactalis, c'est la marque Picot, vendue en pharmacie et en supermarchés, qui est concernée. Ce rappel fait suite à une alerte de l'association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l'épicerie et de la nutrition spécialisée, a expliqué Lactalis. Seize autres pays sont concernés: l'Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo-Brazzaville, l'Équateur, l'Espagne, Madagascar, le Mexique, l'Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan.
Pour tous ces pays, il s'agit de "quelques lots" produits en France, a souligné une porte-parole, sans les détailler, ceux-ci n'ayant pas la même taille en fonction des commandes. Lactalis n'a pas souhaité communiquer le nom de son fournisseur d'acide arachidonique, précisant qu'il était distribué par un grossiste européen partenaire.
"A ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement liés à la consommation de ces produits n'ont été rapportés par les autorités françaises", ajoute le géant laitier.
Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Des produits Nestlé avaient été rappelés dès mi-décembre. Ces procédures concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par des ONG d'avoir tardé à prendre des mesures. Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d'un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu'il soit possible à ce stade d'établir un lien direct.











