Les ETI, un secteur qui rapporte en Bourse?

Suivez ce vendredi 26 mars notre journée spéciale ETI sur BFM Business - BFM Business
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Etre compétitif en France, pour une ETI, "c'est une acrobatie"
Etre compétitif en France, pour une ETI, "c'est une acrobatie" explique Elizabeth Ducottet, PDG de Thuasne, une ETI spécialisée dans les dispositifs médicaux.
"Les prix sont des prix mondiaux, on n'a pas le choix des prix ! L'acrobatie pour nous, Français, c'est effectivement d'entrer dans cette logique et de baisser les prix de revient au maximum."
Les ETI, un secteur qui rapporte en Bourse?
"Les groupes familiaux surperforment" explique notre journaliste Guillaume Bayre. "Quand vous gérez le patrimoine d'une famille, vous gérez beaucoup plus à long terme" car "le management pense à la génération d'après."
Christine Jacglin (Banque Palatine) : "la reprise est là"
Si comme l’expliquait ce matin le président du METI Philippe D’Ornano sur BFM Business, 15% des ETI françaises sont en grande difficulté suite à la pandémie, pour beaucoup d’entre elles s’en sortent plutôt bien.
"Beaucoup d'ETI sont tournées vers l’international et dans cette morosité ambiante en France, la reprise est là, explique sur BFM Business Christine Jacglin, directrice générale de la Banque Palatine. L’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Amérique du Nord sont en train de repartir plein pot. Pour les ETI qui sont très internationalisées, sur ces zones-là, leurs carnets de commande sont pleins. Aujourd’hui l’investissement est fait pour accompagner cette reprise".
Comment investir dans une ETI quand on est un particulier
Comment investir dans une ETI quand on est un particulier?
Il y a la possibilité pour les particuliers (qui veulent investir dans une ETI) d'aller investir dans des fonds qui sont spécialisés", explique Sarah Thirion (Stratégique actions chez TPICAP Europe) sur le plateau de BFM Business, lors de la journée spéciale ETI.
Formation, cadre de vie, transports: ces critères indispensables pour attirer les diplômés vers les ETI
Comment faire grandir les entreprises de taille intermédiaire? Dans notre journée spéciale consacrée aux ETI, Erwann Tison, directeur des études de l’Institut Sapiens, acquiesce aux propos de Bruno Grandjean, président du groupe Redex, qui pointe un problème de culture mais aussi d’aménagement du territoire.
"Pourquoi n’arrive-t-on pas à recréer une culture industrielle en France? Il y a la formation. Depuis 1980, les effectifs dans tout ce qui est professionnel, technologique, qui envoie 80% de leurs effectifs dans l’industrie, ont baissé de 17% quand les effectifs dans le général ont augmenté de 108%. On a une espèce de culture du tous à l’université, tous au baccalauréat, tous en général, en pensant qu’on allait transformer mécaniquement des diplômés en actifs", résume Erwann Tison.
La question de l’attractivité des territoires est aussi sur la table. "Pour qu’une entreprise puisse attirer des talents, il faut quatre choses. Premièrement, un accès aux transports favorisés, c’est-à-dire de pouvoir rejoindre rapidement les grandes métropoles, les centres urbains de dynamisme économique. Deuxièmement, c’est la vie associative. […] La plupart du temps quand vous allez dans des territoires désertifiés, on se dit : je ne vais pas aller là-bas car je n’aurais pas le côté loisir. Il y a ensuite le cadre de vie et le nombre de mètres carré et enfin la capacité à pouvoir se former, notamment par tous les échanges qu’on peut avoir avec des actifs".
Bruno Grandjean : "Nos jeunes diplômés vont dans des start-up ou dans les grands groupes. Les ETI sont un peu l’angle mort"
La France compte 5.400 ETI mais pour multiplier leur nombre, Bruno Grandjean, président du groupe Redex et de l’Alliance industrie du futur, met en lumière dans notre journée spéciale ETI certains freins à leur développement. Et l’un des premiers est culturel.
C’est un problème culturel, un problème d’allocations de ressources. Nos jeunes diplômés vont dans des start-up ou dans les grands groupes. Les ETI sont un peu l’angle mort. Aller à Ferrières-en-Gâtinais, pour recruter des personnes diplômées, ayant une expérience internationale, ayant un conjoint voulant faire carrière, c’est compliqué, on n’a pas ça en Italie ou en Allemagne. […] On a une société qui est très concentrée, très parisienne, les décisions se font ici et l’économie est un peu la photo de cette organisation de la société".
"Nous avons beaucoup de grosses boites, là nous sommes au même niveau que les Allemands, mais au niveau des ETI, nous sommes beaucoup plus faibles", résume Bruno Grandjean. "C’est un peu un problème culturel, on ne fait pas carrière aujourd’hui dans une ETI […] Etre dans une entreprise familiale, le terme même d’entreprise familiale, c’est très valorisant en Allemagne. En France, c’est très négatif".
"Nous avons un problème de compétitivité" en France, affirme Philippe d'Ornano
Cette "période difficile" doit servir à "s’interroger sur le travailler et produire en France"
Invité de Good Morning Business, Philippe d'Ornano dresse le bilan des conséquences de la crise sur les ETI.
Vous avez quelques petites entreprises qui fonctionnent très bien en période de crise", énonce le coprésident du METI. "Et vous avez 15% des ETI qui sont très touchées. Il y a des secteurs fortement impactés dans lesquels les ETI sont plus en difficulté et ont besoin d'être un peu aidées à passer le cap".
"Nous plaidons d’utiliser cette période difficile pour s’interroger sur le travailler et produire en France. On a un pays formidable et attractif. Comment faire pour sortir de cette crise et reconstruire ce tissu économique dans nos territoires?", s'interroge Philippe d'Ornano.
Philippe d’Ornano: "70% des ETI sont des entreprises familiales qui se projettent dans le temps long"
Avec 6% de baisse du chiffre d'affaires, les ETI ont bien résisté à la crise
"Dans les territoires, il y a eu une très grande solidarité. Chez Sisley, on a par exemple fabriqué du gel hydroalcolique, des consultants nous ont proposé de nous aider [...], des collectivités venaient chercher du gel pour les Ehpad", raconte Philippe d’Ornano.
"Cette solidarité s'est aussi vue à l'intérieur de nos entreprises, entre les équipes. On a tenu bon et ça explique aussi les résultats résilients, avec seulement 6% de baisse du chiffre d’affaires", affirme le coprésident du METI.
Philippe d’Ornano: les ETI défendent "la maîtrise de nos savoir-faire"
L'industrie est surreprésentée dans les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Ces entreprises défendent "la maîtrise de nos savoir-faire", affirme sur notre antenne Philippe d’Ornano, coprésident du METI (Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire).
La crise l'a bien montré. On ne pouvait pas faire de tests, on n'avait pas de masques. Nous n'étions pas capables d'avoir une certaine indépendance pour faire face à la crise", déplore Philippe d'Ornano.
"Nous, chefs d'entreprises, espérons que cette crise va constituer une étape vers une prise de conscience, pour nous permettre de retrouver ce tissu d'entreprises fortes", défend celui qui est aussi président du groupe Sisley.
Au programme de cette journée spéciale
Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à notre grande journée spéciale ETI. Depuis un an, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont en première ligne pour affronter la crise économique et sanitaire de la Covid-19. Comment rebondir, investir, favoriser le redémarrage de l’économie?
Retrouvez le programme des invités de notre journée spéciale :
- GOOD MORNING BUSINESS 8h15 – Philippe d’Ornano, coprésident du METI et président du groupe Sisley
- LES EXPERTS 9h – Bruno Grandjean, président du groupe Redex et de l’Alliance industrie du futur
- BFM PATRIMOINE 10h40 – François Monnier, directeur de la rédaction d’Investir et 11h40 – Sarah Thirion, stratégiste chez Louis Capital Markets
- 60 MINUTES BUSINESS 12h15 – Christine Jacglin, directrice générale de Banque Palatine
- BFM BOURSE– Pierre Schang, gérant OPCVM chez Tocqueville Finance
- LE GRAND JOURNAL DE L’ÉCO – Elizabeth Ducottet, présidente-directrice générale du groupe Thuasne











