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"Ils ne veulent pas que ça marche": Amélie de Montchalin accuse le RN et LFI d'être des "arnaqueurs et illusionnistes"

BFM Business Paul Louis , Journaliste BFM Eco
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Sur RTL, la ministre des Comptes publics a salué les députés qui "cherchent un compromis" sur le budget 2026 quand LFI et le RN "ne veulent pas que ça marche".

Alors que l'examen du budget 2026 se poursuit, Amélie de Montchalin a dénoncé ce lundi sur RTL la France insoumise et le Rassemblement national, qu'elle qualifie "d'arnaqueurs et d'illustionnistes qui animent le temps mais ne veulent pas que ça marche".

"Il y a des députés qui cherchent un compromis et qui votent des mesures pour les PME, pour les ménages", a ajouté la ministre des Comptes publics, dénonçant ceux qui en parallèle "essayent de faire dérailler le train avant d'arriver en gare".

"Si je fais les comptes ce matin, il y a un compromis qui est entrain de se bâtir. Ce qui a été voté: c'est 2,5 milliards d'impôts de plus sur les multinationales, c'est 2 milliards d'impôts de moins sur les ménages, 3 milliards d'impôts de moins sur les PME par rapport à 2025...", a indiqué Amélie de Montchalin. Les ménages les plus fortunés paieraient eux "entre 5 et 6 milliards" d'euros d'impôts en vertu d'"un paquet de mesures (...) s'il est adopté en l'état", a-t-elle souligné.

LFI "cherche à bordeliser le débat"

D'après Amélie de Montchalin, "LFI est dans l'incohérence la plus totale et vote de plus en plus de mesures avec la droite parce qu'au fond, ils cherchent à bordeliser le débat". De son côté, "le RN qui, tout en votant des choses, dit que de toute façon à la fin, ils n'en feront rien".

La ministre a enfin salué "les artisans du compromis qui travaillent d'arrache-pied, étape par étape" et appelé ces derniers à "faire mentir ceux qui pensent" avoir "raison de vouloir être dans la radicalité".

Les députés bouclent ce lundi huit jours de débats sur la partie "recettes" du budget de l'État, sans espoir de voter sur ce premier volet mardi comme initialement prévu. Mais à l'heure où chacun dresse un premier bilan, il semble peu probable que le texte puisse trouver une majorité dans l'hémicycle.