BFM Business

"Les prix des bières devront augmenter": pourquoi le brasseur Carlsberg va poursuivre la hausse

BFM Business Thomas Chenel
placeholder video
Le brasseur danois, propriétaire notamment de Kronenbourg et Grimbergen, a précisé que le coût de ses intrants continuait à progresser et qu'il allait par conséquent poursuivre la hausse du prix de ses bières.

Vous risquez de devoir dépenser encore un peu plus pour boire une mousse. Tout au moins si vous achetez de la Kronenbourg, de la 1664 ou encore de la Grimbergen. Le groupe Calsberg, qui possède l'ensemble de ces marques, compte en effet continuer à augmenter le prix de ses bières en 2024, en raison de la hausse du coût de ses intrants.

Si les prix de certains produits comme l'orge ou l'aluminium, utilisé pour les canettes, ont diminué, ceux du sucre et du verre ont encore grimpé, a assuré ce mercredi 7 février le directeur général de Carlsberg, Jacob Aarup-Andersen, rapporte le Financial Times.

Le prix du sucre a atteint à l'automne dernier un plus haut depuis 2011, selon l'indice fourni par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

"Aucune baisse des coûts généraux"

"Nous ne constatons aucune baisse des coûts généraux de l'entreprise", a déclaré Jacob Aarup-Andersen, à l'occasion de la publication des résultats annuels de Carlsberg.

"Nous ne constatons pas les mêmes niveaux d’inflation que l’année dernière, mais les coûts continuent d’augmenter dans l'absolu", a-t-il ajouté. Et de conclure : "les prix devront augmenter pour couvrir l'augmentation globale des coûts".

Les matières premières et produits de base ont représenté environ 25% du coût total des produits vendus par Carlsberg l'an passé.

Un chiffre d'affaires en progression

Le brasseur danois, qui fait partie des quatre plus importantes sociétés brassicoles au monde, a dévoilé un chiffre d'affaires de 9,87 milliards d'euros pour le compte de son exercice 2023, en hausse de 4,7%. En revanche, ses volumes de boissons écoulés ont légèrement baissé - de 0,5% - en raison d'une demande plus faible de la part des consommateurs, dans un contexte d'inflation persistante.

Son chiffre d'affaires par hectolitre a de son côté progressé de 10% sur l'ensemble de l'année dernière (à périmètre constant), notamment grâce aux hausses de prix des bières, précise le Financial Times.

Carlsberg affiche par ailleurs une perte nette de 5,4 milliards d'euros, plombée par les dépréciations liées à ses activités russes et la prise de contrôle de Baltika Breweries par Moscou.