Le retour gagnant des parcs d'attractions

Sortie de tunnel pour les parcs d'attractions français. La page de la crise sanitaire semble se tourner et depuis le printemps dernier, tous les parcs hexagonaux peuvent accueillir du public sans restrictions. Et ce public est bien au rendez-vous malgré l'inflation.
Selon le Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels (Snelac) cité par Le Figaro, la fréquentation est en moyenne en hausse de 15 à 30% par rapport à 2019. Au Pal, un parc d'attraction situé dans l'Allier, c'est par exemple 45% deplus qu'il y a deux ans. Le besoin de s'amuser en famille est fort chez les Français et les grands parcs en profitent.
Du côté du leader français et européen, Disneyland Paris, on retrouve les touristes étrangers et on commence à refuser du monde, preuve d'une normalité retrouvée. Et on mise sur de nouvelles attractions comme le très attendu Marvel Avengers Campus pour battre des records. Même stratégie du côté du gaulois avec Tonnerre 2 Zeus. Ces lourds investissements commencent à payer.
Moins de promotions, plus de public
"Alors qu’il y a moins de promotions que d’habitude, les gens viennent plus nombreux qu’en 2019 et dépensent davantage sur place", abonde François Fassier, directeur des parcs de loisirs à la Compagnie des Alpes (Parc Astérix, Futuroscope, Walibi Rhône-Alpes, France miniature) interrogé par nos confrères.
Seule ombre au tableau, les difficultés à recruter des saisonniers. Au Pal, certains restaurants et des boutiques sont fermés à l’ouverture, faute de personnel. Il manque 20% des effectifs dans les hébergements. Et attirer est très compliqué malgré des salaires un peu plus séduisants.
"Pôle emploi nous envoie des listes de candidatures. Beaucoup ne viennent pas aux entretiens. L’État aurait intérêt à mettre en place une dégressivité des aides, pour favoriser le retour à l’emploi", constate Arnaud Bennet, le patron du parc.
Chez Disney, il reste 500 postes à pourvoir sur les 10.000 recrutements opérés entre octobre dernier et septembre prochain.











