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Un hacker a volé des NFT Bored Ape pour une valeur de 256.000 dollars

BFM Business Pauline Armandet
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Ce n'est pas la première fois que le Bored Ape Yacht Club est touché par un piratage massif, lui faisant perdre une certaine crédibilité.

Le monde des cryptomonnaies est dans une mauvaise phase: après le crypto-krach initié par l’écosystème Terra, les bugs à répétition sur la blockchain Solana, c'est au tour du marché des NFT d'être dans la tourmente.

Pour rappel, un NFT ("Non Fungible Token" ou jeton non fongible) est un titre de propriété numérique, émis par une blockchain (principalement Ethereum), et associé à un actif numérique (photo, vidéo, etc.). Chaque NFT est unique et ne peut être reproduit. Les NFT sont utilisés dans l’art, le secteur du luxe ou encore pour des cartes de collection dans le sport.

Le marché des NFT a fait face à un nouveau piratage, assez énorme. Il touche, entre autre, l'une des classes d’actifs les plus populaires, le Bored Ape Yacht Club (BAYC), les fameux portraits de singe, qui a averti sa communauté dans un tweet samedi.

Concrètement, un hacker a réussi à pirater le compte Discord du community manager du BAYC, pour ensuite lancer un système de phishing très sophistiqué et très crédible, rapporte un expert du secteur cité par Cryptoast.


Résultat: 32 NFT volés et tout un tas de jetons. Dans un premier temps on évalue le piratage à environ 145 ethers, soit l'équivalent de 256.000 dollars.

Ce piratage vient s'ajouter à une autre opération du même genre cette année: fin avril, un hacker était parvenu à s'approprier le compte Instagram officiel du Bored Ape Yacht Club, avait soumis un lien aux utilisateurs pour leur subtiliser... 3 millions de dollars, à la suite du vol de 91 NFT.

Cela commence à faire beaucoup pour un écosystème de plus en plus critiqué par les utilisateurs, du fait de nœuds de communication et de failles de sécurité trop nombreux entre la blockchain, la technologie crypto et la sécurisation des NFT en question.

Un vrai souci dans le processus d’industrialisation du web 3 et de sa crédibilité en tant que système d’échanges décentralisé.