Il veut casser les clichés nombreux autour des cryptomonnaies: pourquoi un "candidat bitcoin" a décidé de se présenter ce dimanche à des législatives partielles face à Michel Barnier
Alexandre Stachtchenko et Aurore Galves Orjol sont candidats à l'élection législative partielle dans la deuxième circonscription de Paris à la fin du mois de septembre. - X
Cette semaine, les Parisiens ont pu croiser la route d'Alexandre Stachtchenko sur les marchés de Monge et de Saint-Sulpice, dans les 5ème et 6ème arrondissement de Paris. Ce spécialiste du bitcoin fait campagne pour les élections législatives partielles de la deuxième circonscription de Paris, dont le premier tour a lieu ce dimanche. Objectif: obtenir un poste de député à l'Assemblée nationale.
De nombreux sujets, qui résonnent avec le contexte économique et social en France, ont été abordés sur les marchés: monnaie, inflation, liberté... "Les personnes abordent de plus en plus la question de la restriction de la liberté, dont ils s’inquiètent: surveillance, disparition du cash, multiplication des normes etc", indique l'homme de 31 ans.
"Fier de détruire le climat ou de financer les terroristes"
En revanche, il existe toujours un clivage sur le bitcoin, la reine des cryptomonnaies. D'un côté, il y a ceux qui s'intéressent déjà à bitcoin, et qui comptent lui donner une voix. De l'autre, il y a "ceux qui ne voient bitcoin qu’à travers ses clichés, et vont jusqu’à me demander si je suis fier de détruire le climat ou de financer les terroristes avec bitcoin", regrette-t-il.
Mais face à des concurrents de taille comme l'ancien Premier Ministre Michel Barnier (Les Républicains), Frédérique Bredin (Parti socialiste) ou encore Thierry Mariani (le Rassemblement national), est-il possible de faire entendre ses idées? Avec Rachida Dati qui s’est retirée de la campagne, "l’intérêt de Michel Barnier, favori, c’est de ne pas prendre de risques, de ne rien dire", pointe Alexandre Stachtchenko.
"Je regrette qu’il n’y a pas de confrontations des idées, malgré l’importance des sujets que je souhaiterais mettre en avant: l’équilibrage du réseau électrique français et la baisse de la facture pour nos concitoyens, la spirale de la dette et du déficit et sa cause monétaire, les libertés fondamentales qui s’érode avec notamment Chat Control récemment et bitcoin bien sûr", déclare ce dernier.
"Un sujet politique"
Certaines de ses interventions en ligne pèsent parfois plus que celles de certains de ses concurrents, se targue ce dernier. "Si je suis élu, j’irai à l’Assemblée nationale défendre mes convictions et les sujets que j’ai portés: monnaie, énergie, libertés. Il y a beaucoup à faire. J’espère le plus de voix possible pour montrer que ces sujets ne sont pas marginaux", indique Alexandre Stachtchenko.
Au-delà des résultats ce dimanche, le spécialiste des cryptos espère que son engagement permettra aux partis politiques de s'emparer du bitcoin.
"C'est un sujet politique qui ne doit pas être réduit à un parti ou un camp particulier", avoue ce dernier. Depuis plusieurs mois, le Rassemblement a mis la main sur les cryptomonnaies, face à une gauche qui demeure silencieuse.












