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Nice: une exposition en soutien à un graffeur emprisonné aux Seychelles pour un meurtre qu'il nie

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Un artiste niçois est en prison aux Seychelles depuis mai dernier après que sa compagne a été retrouvée pendue dans leur chambre d'hôtel. En soutien, une exposition-vente était organisée à Nice dimanche.

Thomas Debatisse, alias "Otom", est en détention depuis le 5 mai dernier aux Seychelles. Le jeune street-artiste niçois est accusé par les autorités locales du meurtre de sa compagne, Emmanuelle Badibanga.

Pour le soutenir, une exposition-vente était organisée à Nice, au 109, sur la route de Turin, jusqu'à ce dimanche à 19 heures.

"Il nous manque énormément chaque jour et on pense à lui", déclare Faben, artiste et ami du jeune homme emprisonné. "On envoie des lettres, on essaie de faire en sorte qu'ici on ne l'oublie pas", ajoute-t-il.

Soupçons de strangulation

Emmanuelle Badibanga a été retrouvée pendue le 27 avril dernier dans la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec le jeune homme. Le couple avait été invité par le Club Med afin que l'artiste réalise une fresque murale dans l'hôtel.

Les enquêteurs seychellois croient à une strangulation tandis que la justice française a conclu à un suicide par pendaison. Otom, de son nom d'artiste, clame son innocence.

L'artiste risque la prison à vie

Afin de le soutenir, ses amis, qui croient tous à son innocence, ont lancé cette initiative. Tina de Rubia, artiste plasticienne, a créé un collage participatif. "Toutes les personnes qui vont passer ici" pourront choisir des images à ajouter "en fonction de ce qu'ils ont ressenti avec lui", explique-t-elle.

Au-delà du geste symbolique, le meilleur ami du street-artiste, Thomas Florent, explique qu'il a surtout envie qu'il "rentre", "qu'il puisse enfin se reposer et faire son deuil".

Le prix des œuvres s'échelonne de 50 à 10.000 euros et tous les fonds récoltés lors de la vente serviront à financer la défense d'Otom. Car Thomas Debatisse sera jugé à partir du 3 février 2022 et encourt la prison à perpétuité.