Nice: le squat de la route de Turin nettoyé et bientôt sécurisé

Il était au cœur d'échanges entre les politiques depuis plusieurs mois. À Nice, le squat de la route de Turin a été nettoyé, a annoncé Anthony Borré, premier adjoint au maire de la ville, sur les réseaux sociaux ce mardi. Une action rendue possible grâce à l’arrêté d’insalubrité pris par la municipalité.
"Nous attendons le concours de la force publique pour pouvoir sécuriser les lieux", a-t-il ajouté.
Fin novembre, des squatteurs ont investi un immeuble du 56 bis, route de Turin. Ce bâtiment de quatre étages, situé à proximité d’une école et d’un club de boules, s’était alors détérioré à grande vitesse, sous les yeux de riverains inquiets.
Gravats et déchets
Au fil des semaines, les déchets se sont accumulés. Les tas de gravats sont devenus de plus en plus imposants et l’eau des égouts a commencé à s’écouler le long de la contre-allée qui mène vers le club de boules du quartier.
Cette détérioration, rapide, des lieux avait provoqué quelques réactions dans la classe politique. Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président des Républicains, s'était exprimé à plusieurs reprises sur le cas du 56 bis, route de Turin. Dans une lettre adressée au préfet et à la mairie de Nice, le député avait réclamé la sécurisation des lieux et l’enlèvement des déchets et gravats.
Dans ce courrier, le député des Alpes-Maritimes avait fait part des inquiétudes du voisinage. "Les squatteurs généreraient d’importantes nuisances notamment par des dépôts et jets de divers détritus à l’arrière du bâtiment", avait-il souligné. Eric Ciotti avait également signalé le raccordement des occupants de l’immeuble au réseau d’eau pluviale, "ceci causant un problème d’insalubrité publique important".
Le 24 février dernier, le député s’était déplacé au 56 bis, route de Turin. Il avait alors rencontré les boulistes du club voisin. Très rapidement, la ville de Nice, par la voie de son premier adjoint, s’était exprimée au sujet du squat.
"L'action, c'est toujours mieux que l'indignation"
"Les riverains nous l’ont effectivement signalé, car, au risque de le surprendre, nous entretenons une relation directe avec eux qui ne souffrent aucunement du besoin d’un intermédiaire", avait écrit Anthony Borré, premier adjoint délégué à la proximité, à la sécurité, au logement et à la rénovation urbaine.
Mardi, Anthony Borré n’a pas hésité à lancer un nouveau petit pic à ses adversaires politiques en annonçant le nettoyage du site. "L’action, c’est toujours mieux que l’indignation", a-t-il écrit.
Pour rappel, le site a vocation à être démoli en 2023. D’après les chiffres communiqués, en janvier dernier, par la ville de Nice, 13 interventions ont été menées au 56 bis, route de Turin.













