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Nice: la vidéosurveillance algorithmique interdite près des écoles par la CNIL, Christian Estrosi agacé

BFM Côte d’Azur Camille Plaisant, Emma Arnaud avec Mélanie Hennebique
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Le maire de Nice souhaite saisir le Conseil d'Etat et lancer une pétition pour assurer le maintien des 77 caméras placées aux abords des établissements scolaires.

Bras de fer à Nice. La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) exige depuis le 20 mai dernier que le maire Christian Estrosi débranche les caméras de surveillance algorithmique mises en place devant les écoles.

Depuis 2020, la totalité des écoles de la ville de Nice est équipée de ce système très sophistiqué de caméras. 77 sont réparties sur le territoire. Le dispositif rassure certains parents d'élèves. "Il y a quand même une recrudescence de criminalité, donc c'est plus rassurant de savoir que nos enfants sont surveillés de manière récurrente", indique une Niçoise à BFM Nice Côte d'Azur. Pour d'autres, ce n'est toutefois pas vraiment utile. "Si on mettait directement un policier municipal à la sortie des écoles, il pourrait faire le job lui-même plutôt que de payer une caméra", ajoute une autre.

Le Conseil d'Etat saisi ?

Le dispositif envoie une alerte pour chaque véhicule qui stationne devant une école depuis plus de cinq minutes. "Nous savons que sur tous les sites internet que diffuse l'Etat Islamique, Daesh, et j'en passe et des meilleurs, demande à ce que partout où il y a des enfants les attaques soient portées à vif", indique Christian Estrosi.

Kadhija El Ouahabi, représentante de syndicat de parents d'élèves, salue de son côté cette décision de la CNIL. Pour elle, les principaux concernés n'ont jamais été consultés. "On a plein d'idées sur la sécurité autour des établissements scolaires. Depuis que les parents ont été mis en dehors de l'école, il y a des attroupements et ça c'est encore plus dangereux", avance-t-elle.

Christian Estrosi dit vouloir saisir le Conseil d'Etat et lancer une pétition pour modifier sans délai la loi. Il espère rebrancher le système avant la rentrée de septembre.