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Nice: l'université Côte d'Azur dément une accusation de report d'examen en raison de l'Aïd

BFM Côte d’Azur Margaux Sansano, avec Alexis Lalemant
Le château de Valrose, siège de l'Université de Nice

Le château de Valrose, siège de l'Université de Nice - Image Flickr

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Tandis qu'une organisation étudiante a affirmé sur les réseaux sociaux qu'un examen avait été reporté pour permettre de "fêter l'Aïd en famille", le président de l'université a démenti fermement ces propos.

Un début de polémique rapidement démenti par l'université Côte d'Azur. Mercredi 10 avril, l'UNI Alpes-Maritimes, une organisation étudiante marquée à droite, a affirmé sur X qu'un "professeur s’est délibérément permis de reporter un examen afin de permettre de 'fêter l’Aïd en famille'".

Dans un communiqué joint à la publication, l'organisation a avancé "qu'il est particulièrement choquant de constater qu’un professeur a choisi de rompre délibérément, l’égalité entre les pratiques religieuses."

Tout en postant le communiqué, l'UNI Alpes-Maritimes a contacté le président de l'université Côte d'Azur afin de partager son désir de voir l'établissement prendre "le plus rapidement les mesures nécessaires afin de faire cesser ces atteintes à la laïcité et ces ruptures d’égalité."

"Pas de report d'examen", assure le président

Rapidement, dans une réponse que s'est procurée BFM Nice Côte d'Azur, le président de l'université a tenu à démentir ces affirmations.

Le président assure que l'université n'est "pas en période d’examen" et que "si un ou des enseignants veulent reporter une évaluation de contrôle continu, ce n’est pas un examen, ce n’est pas issu d’une consigne de l'université".

Le président de l'établissement ajoute par ailleurs qu'aucun report d'examen n'a eu lieu. "Les étudiants étaient là et aucun problème n'a été signalé. Votre information d'un report d'examen était donc erronée", indique-t-il.

Ce dernier précise aussi qu'un "rappel au règlement intérieur de l'Université a été fait à la composante", le règlement stipulant "qu'aucune raison d’ordre religieux, philosophique, politique ou considération de sexe ne pourra être invoquée dans la perspective (....) de refuser de participer à certaines épreuves d’examens".

Pour conclure, Jeanick Brisswalter a souligné "l'impact négatif" pour l'université, et les étudiants", d'allégations erronées de cette nature.